Revue de presse des chemins de pèlerinage semaine 20 de 2017

Une revue de presse des chemins de pèlerinage semaine 20 de 2017 francophone, anglophone, hispanophone sur les chemins et les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, du dimanche 14.05.2017 au samedi 20.05.2017

Coquille Saint-Jacques-de-Compostelle

Une des premières pancartes sur la Via Podiensis, en partant du Puy-en-Velay. On se demande si on va vraiment y arriver un jour…© Fabienne Bodan

Revue de presse des chemins de pèlerinage semaine 20 de 2017 : statistiques

14.05.2017
Les randonneurs se font plus nombreux sur le chemin jacquaire
Le printemps est un moment fort pour la fréquentation sur le GR 65. Avec des randonneurs français et étrangers. Simples marcheurs ou pèlerins…/…Selon les hôtesses de l’office de tourisme, 2017 n’est pas le meilleur cru, pourtant avril a connu un large ensoleillement. Peut-être faut-il y voir le poids de l’élection présidentielle. Quoi qu’il en soit, les Français sont bien là, quasiment tous les départements sont représentés. Au niveau des autres nationalités, ce sont les Allemands les plus nombreux, une tendance qui se confirme depuis deux ou trois ans. Les Hollandais arrivent en deuxième position…/…
http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/14/2574229-les-randonneurs-se-font-plus-nombreux-sur-le-chemin-jacquaire.html
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Via de la Plata : Etape N°29, de Granja de Moreruela à Tabara

L'auberge municipale de Montamarta compte deux dortoirs. Dominique, Jean-François, Christa, Jacques et moi profitons d'un dortoir pour nous tous seuls. Nous nous connaissons depuis le début de la Via de la Plata. Le matin, nous prenons tous ensemble notre petit déjeuner dans le dortoir, utilisant les chaises et tables d'écoliers à notre disposition. Promis, on a tout nettoyé et pas laissé une seule miette ! © Fabienne Bodan

L’auberge municipale de Granja de Moreruela compte deux dortoirs. Dominique, Jean-François, Christa, Jacques et moi profitons d’un dortoir pour nous tous seuls. Nous nous connaissons depuis le début de la Via de la Plata. Le matin, nous prenons tous ensemble notre petit déjeuner dans le dortoir, utilisant les chaises et tables d’écoliers à notre disposition. Promis, on a tout nettoyé et pas laissé une seule miette ! © Fabienne Bodan

A partir de ce jour, nous voici engagés sur le Camino Sanabrés. On peut également rejoindre Braga au Portugal en empruntant une bifurcation après Granja de Moreruela. © Fabienne Bodan

A partir de ce jour, nous voici engagés sur le Camino Sanabrés. On peut également rejoindre Braga au Portugal en empruntant une bifurcation après Granja de Moreruela. © Fabienne Bodan

A chacun ses astuces. Mes chaussures n'étant pas imperméables, je protège mes chaussettes de l'humidité en mettant mes pieds dans des sacs plastique. Cette solution n'est pas très respirante, je vous l'accorde, mais cependant efficace ! © Fabienne Bodan

A chacun ses astuces. Mes chaussures n’étant pas imperméables, je protège mes chaussettes de l’humidité en mettant mes pieds dans des sacs plastique. Cette solution n’est pas très respirante, je vous l’accorde, mais cependant efficace ! © Fabienne Bodan

5 Mai 2015 :

Ola peregrinos…y los demas !

Me voici à Tabara après une étape de 27 kms depuis Granja de Moreruela ! Une étape magnifique et vallonnée. Nous avons entamé le chemin Sanabrés, retrouvé le soleil mais gardé les gants et la capuche porque hace muy frio ! La petite info pratique du jour concerne la voie à suivre après le pont qui enjambe le Rio Esla. On a le choix entre poursuivre par la route ou longer la rive du lac. Soyons clairs : par temps de pluie, les rochers des 200 premiers mètres peuvent s’avérer glissants, de même que la montée très raide lorsque l’on quitte les bords du lac (en terre). A moins de porter son vélo, les cyclistes ne peuvent pas non plus passer. Mais sinon, bien qu’un peu plus sportif sur 2 ou 3 kms, cette option vous comblera tellement ce chemin est beau. 
Sinon, j’ai adopté ma méthode habituelle lorsque mes chaussures n’ont pas séché dans la nuit : 1 sac plastique autour de chaque chaussette et adelante !
Vous voyez comme c’est sexy !

Si certains veulent donner leurs astuces, qu’ils n’hésitent pas ! Et sinon, n’oubliez pas d’aimer la page Pèlerins de Compostelle si mes récits vous intéressent! Hasta luego!

Après avoir franchi le pont du Rio Esla, deux options se présentent : continuer tout droit le long de la route ou tourner à gauche juste après le pont et longer le lac. Une pure merveille ! © Fabienne Bodan

Après avoir franchi le pont du Rio Esla, deux options se présentent : continuer tout droit le long de la route ou tourner à gauche juste après le pont et longer le lac. Une pure merveille ! © Fabienne Bodan

A Tabara, notre hospitalier nous a préparé un dîner. Tous les pèlerins sont réunis autour de la grande table de la pièce à vivre. José nous demande de nous mettre d'accord sur l'heure du petite déjeuner. Ce sera 7h pour tout le monde. © Fabienne Bodan

A Tabara, notre hospitalier nous a préparé un dîner. Tous les pèlerins sont réunis autour de la grande table de la pièce à vivre. José nous demande de nous mettre d’accord sur l’heure du petit déjeuner. Ce sera 7h pour tout le monde. © Fabienne Bodan

Via de la Plata : Etape N°28, de Montamarta à Granja de Moreruela

En sortant de Montamarta © Fabienne Bodan

En sortant de Montamarta © Fabienne Bodan

Que l'on soit croyant ou non, il s'agit toujours d'une délicate attention envers les pèlerins. © Fabienne Bodan

Que l’on soit croyant ou non, il s’agit toujours d’une délicate attention envers les pèlerins. © Fabienne Bodan

Il pleuvra une bonne partie de la journée. Les terrains sont boueux, glissants. Je choisis de marcher le long de la route pour les cinq derniers kilomètres, préférant affronter le danger de la circulation et des camions que de m'embourber sur les chemins. © Fabienne Bodan

Il pleuvra une bonne partie de la journée. Les terrains sont boueux, glissants. Je choisis de marcher le long de la route pour les cinq derniers kilomètres, préférant affronter le danger de la circulation et des camions que de m’embourber sur les chemins. © Fabienne Bodan

4 Mai 2015 :

Bonjour à tous
Ça va peut-être vous paraître étrange mais…je suis heureuse sur cette Via de la Plata comme sur mes chemins précédents. Est-ce parce que la vie sur les chemins se rapporte à l’essentiel? Est-ce parce le nomadisme, tant géographique qu’intellectuel me convient à merveille ? Est-ce parce que l’on vit pleinement la fraternité, la solidarité et l’extrême convivialité sur ces voies de Compostelle ? Certainement un peu de tout cela !

Aujourd’hui étape de 23 kms de Montamarta à Granja de Moreruela…sous la pluie, pour la deuxième fois seulement depuus notre départ de Séville il y a exactement 4 semaines. Pour la première fois j’ai marché dans la boue et renoncé à suivre les « flechas amarillas » après Riego del Camino, rebroussant chemin pour terminer l’étape le long de la N630, préférant les projections d’eau des camions à celles des terres argileuses sur les semelles et les pantalons. A Granja de Moreruela, la Via de la Plata se sépare en deux : le pèlerin poursuit soit vers Astorga, où il rattrape le Camino francés, soit vers Ourense via le camino Sanabrés. Ayant déjà marché sur le premier, je me lance dès demain à la découverte du Camino Sanabrés. Nous avons (déjà) parcouru 619 kms depus Séville et j’imagine déjà mes futurs chemins, insatiable pèlerine que je suis devenue. Quand on aime, on ne compte pas. Dans quelques jours, j’aurai parcouru 3000 kilomètres sur ces voies compostellanes. 3000 kilomètres de bonheur absolu. Inexplicable sans doute pour les néophytes. Mais ceux qui ont répondu à l’appel de Santiago comprendront. Ce jour, malgré la pluie, ce sont les senteurs du chemin qui imprègnent mon cerveau limbique. Nous avons renoué avec les oarfums des cistes et des aubépines. Merci Saint Jacques de nous offrir de tels cadeaux

Je poursuis la rédaction de mes « fiches hébergement » sur la Via de la Plata. J’ai profité d’une liaison Wifi assez rapide en fin d’après midi pour mettre en ligne textes et photos des derniers hébergements. Je suis à jour en matière de texte, j’ai un peu de retard quant aux photos. Figurez-vous que le disque dur du Mac Book Air que j’ai emporté avec moi est…plein. J’ai acheté un disque dur externe à Zamora, et bien que les jeunes vendeurs m’aient garanti qu’il serait compatible avec mon Mac portable, celui-ci ne sait pas le reconnaître. Quelqu’un saurait-il m’aider ? En attendant, voici l’un des premiers vrais hébergements pèlerins de la Via de la Plata, l’albergue parroquial du Père Blas à Fuenterroble de la Salvatierra
http://pelerinsdecompostelle.com/?p=1192

Lorsque l'on a longtemps marché sous la pluie, le moindre abri apparaît comme un cadeau du ciel. A Riego del Camino, nous nous engouffrons dans le bar El Pepe. Et là, la patronne sort ses photos de famille car sa fille est mariée avec un poitevin, patrie de nos amis Dominique et Jean-François. © Fabienne Bodan

Lorsque l’on a longtemps marché sous la pluie, le moindre abri apparaît comme un cadeau du ciel. A Riego del Camino, nous nous engouffrons dans le bar El Pepe. Et là, la patronne sort ses photos de famille car sa fille est mariée avec un poitevin, patrie de nos amis Dominique et Jean-François. © Fabienne Bodan

A Granja de Moreruela, le pèlerin choisit s'il continue vers Astorga ou s'il emprunte le Camino Sanabrés via Ourense. © Fabienne Bodan

A Granja de Moreruela, le pèlerin choisit s’il continue vers Astorga ou s’il emprunte le Camino Sanabrés via Ourense. © Fabienne Bodan

Hébergement à Granja de Moreruela

C'est dans cette bourgade que vous avez le choix entre deux routes : celle qui vous conduira à Astorga pour y rejoindre le camino francés, ou celle qui vous conduit, soit vers Braga pour rejoindre l'une des voies portugaises, soit vers Ourense via le Camino Sanabrés. © Fabienne Bodan

C’est dans cette bourgade que vous avez le choix entre deux routes : celle qui vous conduira à Astorga pour y rejoindre le camino francés, ou celle qui vous conduit, soit vers Braga pour rejoindre l’une des voies portugaises, soit vers Ourense via le Camino Sanabrés. © Fabienne Bodan

Un albergue de peregrinos respirant le neuf (ou le rénové). © Fabienne Bodan

Un albergue de peregrinos respirant le neuf (ou le rénové). © Fabienne Bodan

Il vous faudra traverser la route pour aller chercher les clés et régler votre dû au bar à gauche (vers l'entrée du village). © Fabienne Bodan

Il vous faudra traverser la route pour aller chercher les clés et régler votre dû au bar à gauche (vers l’entrée du village). © Fabienne Bodan

Le dortoir du bas, 8 lits en 4 literas. © Fabienne Bodan

Le dortoir du bas, 8 lits en 4 literas. © Fabienne Bodan

HébergementAlbergue municipal
Avenida Angel de la Vega, 2
T : 980 58 70 05
Tarif mai 2015*5 euros
Description.20 lits en 2 dortoirs, l'un de 8 lits (en bas), l'autre de 12 lits (à l'étage). Lits superposés.
.Couvertures
.2 salles de bains (l'une pour les hommes, l'autre pour les femmes + handicapés)
.1 salle à l'étage avec une table
.Chauffage central
.Pas de cuisine
.Il faut aller au bar (de l'autre côté de la route) pour faire tamponner sa crédentiale et régler son dû.
Avantages.Auberge récente en très bon état, très propre et bien entretenue.
.Il y a suffisamment d'espace entre les lits. Chacun dispose de son espace vital.
.Les concepteurs ont pensé à équiper chaque dortoir d'un nombre de prises électriques suffisant.
.Le prix : enfin, depuis Zamora, des auberges à prix pèlerin !!!
Inconvénients.C'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas de cuisine, car après un mois de marche, on commence à en avoir marre du menu peregrino où l'on nous sert quasiment toujours la même chose. En outre, cela ferait du bien au porte-monnaie de pouvoir cuisiner. Mais visiblement, l'intérêt économique prime sur la spiritualité du chemin.
.Les concepteurs de la salle de bains ont mal calculé les pentes pour l'écoulement des eaux. Dans celle des femmes, attention à la stagnation d'eau à droite des Wcs après l'utilisation de la douche.
Appréciation
Coup de coeur
♣/♥
♣♣
Le dortoir de l'étage, 12 lits en 6 literas. Les dortoirs sont spacieux. © Fabienne Bodan

Le dortoir de l’étage, 12 lits en 6 literas. Les dortoirs sont spacieux. © Fabienne Bodan

A l'étage une grande pièce, avec des petites tables et chaises d'écoliers. © Fabienne Bodan

A l’étage une grande pièce, avec des petites tables et chaises d’écoliers. © Fabienne Bodan

Au rez-de-chaussée, deux salles de bains. L'une pour les hommes, l'autre pour les femmes. © Fabienne Bodan

Au rez-de-chaussée, deux salles de bains. L’une pour les hommes, l’autre pour les femmes. © Fabienne Bodan

La salle de bains des dames. © Fabienne Bodan

La salle de bains des dames. © Fabienne Bodan

*Lorsqu’aucune précision complémentaire n’est mentionnée, ce tarif désigne seulement la nuit pour pour une personne, sans petit-déjeuner ni demi-pension.

 Ce Chemin vers Compostelle est un cadeau de la vie et de l’univers, déclaré patrimoine de l’Humanité par l’Unesco il y a 25 ans. Je considère également chaque hébergement, chaque accueil, chaque personne aidante sur le Chemin comme un cadeau. J’ai donc décidé d’apprécier chaque hébergement m’ayant abritée pour une nuit, sur les critères objectifs détaillés dans les avantages et les inconvénients, en un cadeau  , deux cadeaux ♣♣ ou trois cadeaux ♣♣♣ .
♥ J’y ai également mentionné mes coups de coeur, sachant que les critères de chacun sont toujours subjectifs, liés à l’émotion d’un accueil, à l’harmonie entre les pèlerins le soir de son passage, à l’humeur des hospitaliers, à la difficulté de l’étape ou à la météo du jour… Cependant, le critère majeur retenu dans la sélection de mes coups de coeur est l’atmosphère de l’hébergement, son âme et la qualité de l’accueil de ses responsables et, mieux, hospitaliers ou hospitaleros. Mes coups de coeur ne vont pas forcément aux auberges les plus belles et les plus confortables, mais à celles dans laquelle perdure l’esprit du Chemin. Ils vont aux hospitaliers qui ont ouvert leurs coeurs aux pèlerins et qui aident, progressivement, par leur accueil, leur soutien, leur compassion et leur amour de l’autre, les pèlerins à ouvrir leur coeur et à atteindre l’objectif qu’ils se sont assigné en marchant vers Saint Jacques de Compostelle.