Via de la Plata : Etape N°32, de Rionegro del Puente à Puebla de Sanabria

Chemin faisant de bon matin, de Rionegro del Puente à Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

Chemin faisant de bon matin, de Rionegro del Puente à Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

Pour ceux qui aiment la flore, la Via de la Plata est un ravissement quotidien. © Fabienne Bodan

Pour ceux qui aiment la flore, la Via de la Plata est un ravissement quotidien. © Fabienne Bodan

Perchée sur une colline autour de son château du comte de Benavente datant du XVe siècle, Puebla de Sanabria est sise au confluent des rivières Tera et Castro. © Fabienne Bodan

Perchée sur une colline autour de son château du comte de Benavente datant du XVe siècle, Puebla de Sanabria est sise au confluent des rivières Tera et Castro. © Fabienne Bodan

8 Mai 2015 :

Aujourd’hui je n’ai rien senti, après des frictions hier aux Huiles essentielles + bourgeons de cassis + l’aide de l’univers dirons-nous. Sommes ce soir dans cette très belle cité de Puebla de Sanabria dont le château domine la vallée ! Aujourd’hui nous avons rencontré des menhirs et des jolies fleurs, quelques gouttes de pluie, un succulent dîner cuisiné par notre ami Jacques (Jacomo pour les intimes), avec plein de légumes crus et cuits ! J’avoue en effet que je commence à en avoir un peu marre du « lomo de cerdo » à tous les repas (du soir, le midi c’est pique-nique). Au fait hier nous avons aperçu au loin un lobo iberico (un loup) !

Ma petite note du jour portera sur ces quelques peregrinos irrespectueux, fort rares heureusement ! Nous avons un quintet depuis 2 ou 3 jours qui allume la lumière le matin quand eux ont décidé de se lever, parle à haute voix alors que d’autres dorment encore (quand c’est l’heure pour eux, cela doit être l’heure pour tous !), urinent dans les toilettes mixtes la porte grande ouverte (ça je n’avais encore jamais vu, comme ça tout le monde participe)…bref…amis pèlerins…ne sommes-nous pas sur ces chemins pour respecter nos compagnons de route ? S’il est une chose que je ne supporte pas, c’est l’égoïsme et l’irrespect ! Donc nous nous sommes décalés (un peu difficile sur cette Via de la Plata) en espérant ne plus les revoir…mais ce n’est pas gagné !

Sinon, pêle – mêle…on m’a demandé si la Via de la Plata était plus difficile que le Camino francés? Non, je ne crois pas. On m’a aussi demandé si l’on était obligé de faire de longues étapes? J’avais étudié cette question avant de partir : il est possible de redécouper le parcours et de ne pas faire d’étapes de plus de 30 kms. Pour l’instant, la plus longue fut de 35 kms. Je publierai dès que possible sur mon site web https://pelerinsdecompostelle.com la liste de mes étapes ! Enfin, j’ai le plaisir de vous annoncer que nous avons effectué les 3/4 du parcours : plus que 250 kms à parcourir jusqu’à Santiago! Déjà! Hasta luego ! Enfin, la ciguëna Pilar vous salue bien bas !

Dès que je rencontre un chevalier, je ne résiste pas à un selfie en sa compagnie. Une réminiscence de vies passées, sans doute. © Fabienne Bodan

Dès que je rencontre un chevalier, je ne résiste pas à un selfie en sa compagnie. Une réminiscence de vies passées, sans doute. © Fabienne Bodan

Statues de l'église de Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

Statues de l’église de Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

Via de la Plata : Etape N°31, de Santa Marta de Tera à Rionegro del Puente

L'église Santa Marta de Tera est l'un des témoignages les plus anciens et représentatifs de l'architecture romane de la province de Zamora. © Fabienne Bodan

L’église Santa Marta de Tera est l’un des témoignages les plus anciens et représentatifs de l’architecture romane de la province de Zamora. © Fabienne Bodan

Dans son livre « Les Phénomènes Solaires Artificiels », Thierry Van de Leur explique que cette église « possède une particularité qui demeure intacte près de mille ans après sa construction : à neuf heures du matin le jour des équinoxes, et trois jours avant et après ces dates, la lumière traverse l’oculus et allume le Chapiteau des âmes ».

Parmi ses sculptures se trouve, sur le portail sud, une représentation de l'apôtre Saint-Jacques en pèlerin datant du XIIe siècle, qualifiée de "plus ancienne représentation de Saint Jacques en pèlerin". © Fabienne Bodan

Parmi ses sculptures se trouve, sur le portail sud, une représentation de l’apôtre Saint-Jacques en pèlerin datant du XIIe siècle, qualifiée de « plus ancienne représentation de Saint Jacques en pèlerin ». © Fabienne Bodan

Au petit matin, quittant Santa Marta de Tera, avec mes amis Christa et Jacques, rencontrés au départ de Séville. © Fabienne Bodan

Au petit matin, quittant Santa Marta de Tera, avec mes amis Christa et Jacques, rencontrés au départ de Séville. © Fabienne Bodan

7 Mai 2015 :

Bonsoir à tous!

Pas de Wifi hier soir, donc pas de publications !

Ah ces pèlerins qui ne peuvent se passer d’Internet !!! Dommage car les photos d’hier étaient sympas! Allez je vous en mettrai quand même quelques unes…
Je me répète mais les paysages et les chemins sont vraiment très beaux. Hier l’étape nous a conduits de Tabata à Santa Marta de Tera, et aujourd’hui de Santa Marta de Tera à Rionegro del Puente. De magnifiques moments de nature, et deux très belles auberges, toutes neuves et en très bon état…

Par contre, mon tendon fait toujours des siennes. Mettez un cierge pour moi dans vos chapelles pour que j’arrive à Santiago! A Santa Marta, vous pourrez voir à l’arrière de l’église la plus vieille statue en pierre de Saint Jacques habillé en pèlerin. Hasta luego!

La statue de l'église de Santa Marta, emblème de ce Camino Sanabrés. © Fabienne Bodan

La statue de l’église de Santa Marta, emblème de ce Camino Sanabrés. © Fabienne Bodan

Le pèlerin de Rionegro del Puente, sur la place devant l'auberge © Fabienne Bodan

Le pèlerin de Rionegro del Puente, sur la place devant l’auberge © Fabienne Bodan

Via de la Plata : Etape N°29, de Granja de Moreruela à Tabara

L'auberge municipale de Montamarta compte deux dortoirs. Dominique, Jean-François, Christa, Jacques et moi profitons d'un dortoir pour nous tous seuls. Nous nous connaissons depuis le début de la Via de la Plata. Le matin, nous prenons tous ensemble notre petit déjeuner dans le dortoir, utilisant les chaises et tables d'écoliers à notre disposition. Promis, on a tout nettoyé et pas laissé une seule miette ! © Fabienne Bodan

L’auberge municipale de Granja de Moreruela compte deux dortoirs. Dominique, Jean-François, Christa, Jacques et moi profitons d’un dortoir pour nous tous seuls. Nous nous connaissons depuis le début de la Via de la Plata. Le matin, nous prenons tous ensemble notre petit déjeuner dans le dortoir, utilisant les chaises et tables d’écoliers à notre disposition. Promis, on a tout nettoyé et pas laissé une seule miette ! © Fabienne Bodan

A partir de ce jour, nous voici engagés sur le Camino Sanabrés. On peut également rejoindre Braga au Portugal en empruntant une bifurcation après Granja de Moreruela. © Fabienne Bodan

A partir de ce jour, nous voici engagés sur le Camino Sanabrés. On peut également rejoindre Braga au Portugal en empruntant une bifurcation après Granja de Moreruela. © Fabienne Bodan

A chacun ses astuces. Mes chaussures n'étant pas imperméables, je protège mes chaussettes de l'humidité en mettant mes pieds dans des sacs plastique. Cette solution n'est pas très respirante, je vous l'accorde, mais cependant efficace ! © Fabienne Bodan

A chacun ses astuces. Mes chaussures n’étant pas imperméables, je protège mes chaussettes de l’humidité en mettant mes pieds dans des sacs plastique. Cette solution n’est pas très respirante, je vous l’accorde, mais cependant efficace ! © Fabienne Bodan

5 Mai 2015 :

Ola peregrinos…y los demas !

Me voici à Tabara après une étape de 27 kms depuis Granja de Moreruela ! Une étape magnifique et vallonnée. Nous avons entamé le chemin Sanabrés, retrouvé le soleil mais gardé les gants et la capuche porque hace muy frio ! La petite info pratique du jour concerne la voie à suivre après le pont qui enjambe le Rio Esla. On a le choix entre poursuivre par la route ou longer la rive du lac. Soyons clairs : par temps de pluie, les rochers des 200 premiers mètres peuvent s’avérer glissants, de même que la montée très raide lorsque l’on quitte les bords du lac (en terre). A moins de porter son vélo, les cyclistes ne peuvent pas non plus passer. Mais sinon, bien qu’un peu plus sportif sur 2 ou 3 kms, cette option vous comblera tellement ce chemin est beau. 
Sinon, j’ai adopté ma méthode habituelle lorsque mes chaussures n’ont pas séché dans la nuit : 1 sac plastique autour de chaque chaussette et adelante !
Vous voyez comme c’est sexy !

Si certains veulent donner leurs astuces, qu’ils n’hésitent pas ! Et sinon, n’oubliez pas d’aimer la page Pèlerins de Compostelle si mes récits vous intéressent! Hasta luego!

Après avoir franchi le pont du Rio Esla, deux options se présentent : continuer tout droit le long de la route ou tourner à gauche juste après le pont et longer le lac. Une pure merveille ! © Fabienne Bodan

Après avoir franchi le pont du Rio Esla, deux options se présentent : continuer tout droit le long de la route ou tourner à gauche juste après le pont et longer le lac. Une pure merveille ! © Fabienne Bodan

A Tabara, notre hospitalier nous a préparé un dîner. Tous les pèlerins sont réunis autour de la grande table de la pièce à vivre. José nous demande de nous mettre d'accord sur l'heure du petite déjeuner. Ce sera 7h pour tout le monde. © Fabienne Bodan

A Tabara, notre hospitalier nous a préparé un dîner. Tous les pèlerins sont réunis autour de la grande table de la pièce à vivre. José nous demande de nous mettre d’accord sur l’heure du petit déjeuner. Ce sera 7h pour tout le monde. © Fabienne Bodan

Via de la Plata : Etape N°28, de Montamarta à Granja de Moreruela

En sortant de Montamarta © Fabienne Bodan

En sortant de Montamarta © Fabienne Bodan

Que l'on soit croyant ou non, il s'agit toujours d'une délicate attention envers les pèlerins. © Fabienne Bodan

Que l’on soit croyant ou non, il s’agit toujours d’une délicate attention envers les pèlerins. © Fabienne Bodan

Il pleuvra une bonne partie de la journée. Les terrains sont boueux, glissants. Je choisis de marcher le long de la route pour les cinq derniers kilomètres, préférant affronter le danger de la circulation et des camions que de m'embourber sur les chemins. © Fabienne Bodan

Il pleuvra une bonne partie de la journée. Les terrains sont boueux, glissants. Je choisis de marcher le long de la route pour les cinq derniers kilomètres, préférant affronter le danger de la circulation et des camions que de m’embourber sur les chemins. © Fabienne Bodan

4 Mai 2015 :

Bonjour à tous
Ça va peut-être vous paraître étrange mais…je suis heureuse sur cette Via de la Plata comme sur mes chemins précédents. Est-ce parce que la vie sur les chemins se rapporte à l’essentiel? Est-ce parce le nomadisme, tant géographique qu’intellectuel me convient à merveille ? Est-ce parce que l’on vit pleinement la fraternité, la solidarité et l’extrême convivialité sur ces voies de Compostelle ? Certainement un peu de tout cela !

Aujourd’hui étape de 23 kms de Montamarta à Granja de Moreruela…sous la pluie, pour la deuxième fois seulement depuus notre départ de Séville il y a exactement 4 semaines. Pour la première fois j’ai marché dans la boue et renoncé à suivre les « flechas amarillas » après Riego del Camino, rebroussant chemin pour terminer l’étape le long de la N630, préférant les projections d’eau des camions à celles des terres argileuses sur les semelles et les pantalons. A Granja de Moreruela, la Via de la Plata se sépare en deux : le pèlerin poursuit soit vers Astorga, où il rattrape le Camino francés, soit vers Ourense via le camino Sanabrés. Ayant déjà marché sur le premier, je me lance dès demain à la découverte du Camino Sanabrés. Nous avons (déjà) parcouru 619 kms depus Séville et j’imagine déjà mes futurs chemins, insatiable pèlerine que je suis devenue. Quand on aime, on ne compte pas. Dans quelques jours, j’aurai parcouru 3000 kilomètres sur ces voies compostellanes. 3000 kilomètres de bonheur absolu. Inexplicable sans doute pour les néophytes. Mais ceux qui ont répondu à l’appel de Santiago comprendront. Ce jour, malgré la pluie, ce sont les senteurs du chemin qui imprègnent mon cerveau limbique. Nous avons renoué avec les oarfums des cistes et des aubépines. Merci Saint Jacques de nous offrir de tels cadeaux

Je poursuis la rédaction de mes « fiches hébergement » sur la Via de la Plata. J’ai profité d’une liaison Wifi assez rapide en fin d’après midi pour mettre en ligne textes et photos des derniers hébergements. Je suis à jour en matière de texte, j’ai un peu de retard quant aux photos. Figurez-vous que le disque dur du Mac Book Air que j’ai emporté avec moi est…plein. J’ai acheté un disque dur externe à Zamora, et bien que les jeunes vendeurs m’aient garanti qu’il serait compatible avec mon Mac portable, celui-ci ne sait pas le reconnaître. Quelqu’un saurait-il m’aider ? En attendant, voici l’un des premiers vrais hébergements pèlerins de la Via de la Plata, l’albergue parroquial du Père Blas à Fuenterroble de la Salvatierra
https://pelerinsdecompostelle.com/?p=1192

Lorsque l'on a longtemps marché sous la pluie, le moindre abri apparaît comme un cadeau du ciel. A Riego del Camino, nous nous engouffrons dans le bar El Pepe. Et là, la patronne sort ses photos de famille car sa fille est mariée avec un poitevin, patrie de nos amis Dominique et Jean-François. © Fabienne Bodan

Lorsque l’on a longtemps marché sous la pluie, le moindre abri apparaît comme un cadeau du ciel. A Riego del Camino, nous nous engouffrons dans le bar El Pepe. Et là, la patronne sort ses photos de famille car sa fille est mariée avec un poitevin, patrie de nos amis Dominique et Jean-François. © Fabienne Bodan

A Granja de Moreruela, le pèlerin choisit s'il continue vers Astorga ou s'il emprunte le Camino Sanabrés via Ourense. © Fabienne Bodan

A Granja de Moreruela, le pèlerin choisit s’il continue vers Astorga ou s’il emprunte le Camino Sanabrés via Ourense. © Fabienne Bodan

Via de la Plata : Etape N°27, de Zamora à Montamarta

Auberge municipale de Zamora : une magnifique auberge en donativo avec des hospitaliers. Un grand merci à Luis et Marc pour leur accueil chaleureux. © Fabienne Bodan

Auberge municipale de Zamora : une magnifique auberge en donativo avec des hospitaliers. Un grand merci à Luis et Marc pour leur accueil chaleureux. © Fabienne Bodan

Lu dans l'auberge de Zamora "Le pèlerin n'exige pas, il remercie". © Fabienne Bodan

Lu dans l’auberge de Zamora « Le pèlerin n’exige pas, il remercie ». © Fabienne Bodan

Devant l'auberge de Zamora, toujours, cette borne avec un texte de A. Ramos de Castro "La valeur du chemin et de la vie ne se situe pas dans ce que tu marches, ce que découvres ou ce que l'on te donne, la valeur du chemin se niche dans l'amour que tu offres dans ta marche". © Fabienne Bodan

Devant l’auberge de Zamora, toujours, cette borne avec un texte de A. Ramos de Castro « La valeur du chemin et de la vie ne se situe pas dans ce que tu marches, ce que découvres ou ce que l’on te donne, la valeur du chemin se niche dans l’amour que tu offres dans ta marche ». © Fabienne Bodan

3 Mai 2015 :

Bonjour à tous
Je change mon fusil d’épaule et mimétise notre ami Pierre-Louis Blaix en prenant des photos avec mon téléphone mobile pour en faciliter la mise en ligne ! Et je vais tenter d’être plus régulière dans mes publications. Aujourd’hui étape de 18 kms de Zamora à Montamarta, un village-rue le long de la nationale. Une étape courte après le rush de 33 kms d’hier d’El Cubo de la Tierra del Vino à Zamora avec seulement un petit arrêt de 15 minutes par crainte de ne pas trouver de lit ! Tout ce que je déteste…
Pourtant cette étape d’hier traverse des zones vallonnées multicolores, véritable paradis des photographes. Ceux qui me suivent ont déjà lu comvien j’apprécie la beauté de cette Via de la Plata! La ville de Zamora est splendide mais nous avons manqué de temps pour la visiter, et tout étant complet pour tout le we, nous avons repris le chemin ce matin. L’étape d’aujourd’hui, après nous avoir menés vers le village d’Hiniesta et sa jolie église de 1290 dont vous pourrez appréciez (du moins je l’espère), les photos du tympan, s’est terminée par une longue ligne droite qui me rappelle celle de 17 kms du camino francés menant à Calzadilla de ? (je ne me rappelle plus le nom). Mon tendon droit frise l’inflammation depuis quelque jours. Je croise les doigts pour que les huiles essentielles anti-inflammatoires et le bourgeon de cassis parvienne à l’endiguer ! Hasta luego!

Parfois, se perdre en chemin offre de belles récompenses. Ici la remarquable église d'Hiniesta. © Fabienne Bodan

Parfois, se perdre en chemin offre de belles récompenses. Ici la remarquable église d’Hiniesta. © Fabienne Bodan

Sur la place du village de Montamarta trône El Zangarron, personnage typique des défilés du Nouvel An et des Rois dans la province de Zamora. © Fabienne Bodan

Sur la place du village de Montamarta trône El Zangarron, personnage typique des défilés du Nouvel An et des Rois dans la province de Zamora. © Fabienne Bodan

Via de la Plata : Etape N°25, de Salamanca à El Cubo de la Tierra del Vino

Nous éviterons la sortie bitumée et industrielle de Salamanca en prenant un taxi jusqu'à Calzada de Valdunciel. Notre principale motivation est que les hébergements privés sont pleins à Calzada, et que la petite auberge de...8 places ne pourra pas loger tous les pèlerins. Et à ce stade, 35 kilomètres dépassent nos capacités. © Fabienne Bodan

Nous éviterons la sortie bitumée et industrielle de Salamanca en prenant un taxi jusqu’à Calzada de Valdunciel. Notre principale motivation est que les hébergements privés sont pleins à Calzada, et que la petite auberge de…8 places ne pourra pas loger tous les pèlerins. Et à ce stade, 35 kilomètres dépassent nos capacités. © Fabienne Bodan

1er Mai 2015 :

Bonsoir tout le monde ! Vous savez tous que l’emploi du temps d’un pèlerin est très chargé ! D’autant plus lorsque l’on essaye d’alimenter un site web avec des fiches sur les hébergements. je voulais en faire plus et raconter aussi mon périple mais là cela dépasse mes possibilités. J’ai profité d’une après-midi à El Cubo de la Tierra de Vino, un petit village où il n’y a pas grand chose à faire pour me mettre à jour dans mes fiches. Et pour la première fois, tout est en ligne, y compris la fiche de l’hébergement d’aujourd’hui. Il manque encore les photos pour les derniers hébergements, mais il est 22h30 et je vais aller me coucher. Demain, 33 kilomètres pour marcher jusqu’à Zamora où l’on nous annonce que tout est complet pour cause de pont (les Espagnols sont gratifiés d’un jour de congé pour la fête des mères et la fête des pères. La fête des mères étant le 3 mai, ils ont bénéficié d’un jour de congé ce vendredi 1er mai. Ils en profitent pour circuler dans le pays, et donc tous les hébergements sont complets !) Reste à croiser les doigts pour avoir une place à l’albergue municipale, qui, elle, n’est pas fermée comme bon nombre d’autres. Nous avons enfin eu une explication cet après-midi. L’Espagne étant en crise, les budgets consacrés aux auberges de pèlerins ont été rognés, et donc certaines auberges sont fermées depuis 2 ans. Imaginez que nous sommes entre 30 et 40 actuellement, et que l’étape après Zamora compte…13 lits ! Ce manque crucial de lits va finir par tuer ce si beau chemin qu’est la Via de la Plata ! Je reviens très bientôt vous parler de Salamanque la magnifique. Figurez-vous que la mémoire de mon ordinateur est pleine (de photos et de vidéos) et que je n’ai pas pu télécharger les photos de Salamanque. En attendant, voici la fiche du jour, sachant que les séries Séville-Mérida et Mérida-Salamanque sont complètes ! Surtout faites circuler à vos amis pèlerins et associations, et n’hésitez pas à vous abonner à cette page ! Hasta luego, y buen camino à tous ceux qui partent bientôt !
 https://pelerinsdecompostelle.com/?p=1146

Nous sommes dimanche. Nous arrivons à El Cubo après 20 kilomètres de marche. Mercédes nous accueille dans son auberge privée F & M, et demandera à l'épicerie locale de bien vouloir ouvrir une heure pour que les pèlerins puissent s'approvisionner. © Fabienne Bodan

Nous sommes dimanche. Nous arrivons à El Cubo après 20 kilomètres de marche. Mercédes nous accueille dans son auberge privée F & M, et demandera à l’épicerie locale de bien vouloir ouvrir une heure pour que les pèlerins puissent s’approvisionner. © Fabienne Bodan

Via de la Plata : Etape N°21, de Aldeanueva del Camino à Calzada de Béjar

I'm singing in the rain. Aujourd'hui, l'une des rares étapes sous la pluie de cette Via de la Plata. © Fabienne Bodan

I’m singing in the rain. Aujourd’hui, l’une des rares étapes sous la pluie de cette Via de la Plata. © Fabienne Bodan

Comme son nom l'indique...une "fontaine du pèlerin". © Fabienne Bodan

Comme son nom l’indique…une « fontaine du pèlerin ». © Fabienne Bodan

26 avril 2015 :

Après 3 semaines de marche depuis Séville, nous avons aujourd’hui marché pour la première fois sous la pluie d’Aldeanueva del Camino à Calzada de Béjar. Notre hôte de l’albergue Alba y Sorraya nous a expliqué que l’hiver avait été très sec, et que la pluie n’a vraiment commencé à tomber que depuis…hier. Nous étions déjà à l’abri lorsqu’elle a fait son apparition. Pour une fois le dicton « En abril, aguas mil » ne s’est pas appliqué. Nous avons quitté aujourd’hui cette magnifique région de l’Extremadura dans laquelle nous cheminions depuis le 4e jour pour entrer dans la région de Castille et Leon. Une fin d’étape en moyenne montagne avec la vision des sommets enneigés sous une météo plus clémente que les premières heures de la journée. Mes chaussures n’étant pas de plus imperméables, j’avais entouré mes chaussettes de sacs plastiques. Pas très respirant comme système, mais cela m’a évité d’arriver avec des chaussettes complètement trempées ! Ici, tous les pèlerins sont déjà couchés, certains à 20h ! Je crois que je vais encore être la dernière. Impossible pour moi de me coucher aussitôt. Je ne suis pas si fatiguée
Mais je profite du calme de l’albergue pour écrire quelques lignes. En passant à Baños de Montemayor ce matin, une borne indiquait les 569 kilomètres à parcourir jusqu’à Santiago. A Salamanque, nous aurons déjà parcouru la moitié du chemin ! Hasta luego !

L'une des bornes qui jalonnent la Via de la Plata. On les appelle "Miliario". © Fabienne Bodan

L’une des bornes qui jalonnent la Via de la Plata. On les appelle « Miliario ». © Fabienne Bodan

Avant d'arriver au petit village de montagne Calzada de Béjar, le soleil a remplacé la pluie, et la montagne s'élève après la plaine. © Fabienne Bodan

Avant d’arriver au petit village de montagne Calzada de Béjar, le soleil a remplacé la pluie, et la montagne s’élève après la plaine. © Fabienne Bodan