Via de la Plata : Etape N°34, de Requejo à Lubian

"Pèlerin,  si tu aimes la solitude, si tu aimes être l'un des protagonistes de ce chemin, te fondant dans la grandeur du paysage et confronté à la dureté du froid et de la chaleur, si tu as envie que les crépuscules t'entraînent dans ses silences profonds, et que les matins , les rayons de l'aurore te stimule l'âme... Ceci est ton chemin ! © Fabienne Bodan

« Pèlerin,
si tu aimes la solitude,
si tu aimes être l’un des protagonistes de ce chemin,
te fondant dans la grandeur du paysage et confronté à la dureté du froid et de la chaleur,
si tu as envie que les crépuscules t’entraînent dans ses silences profonds,
et que les matins , les rayons de l’aurore te stimule l’âme…
Ceci est ton chemin ! © Fabienne Bodan

Une des plus belles coquilles de la Via de la Plata © Fabienne Bodan

Une des plus belles coquilles de la Via de la Plata © Fabienne Bodan

Les premières vues de la montagne toute de violet vêtue © Fabienne Bodan

Les premières vues de la montagne toute de violet vêtue © Fabienne Bodan

10 Mai 2015 :

Aujourd’hui 20 kms entre Requejo et Lubian, et escalade du pic du Padornelo qui sépare la province de Castille y Leon de celle de la Galice. Je manque de sucres lents, car on ne mange pas assez de pâtes ou de riz. Il y en a peu dans les menus pèlerins et nous avons peu de possibilités de cuisiner. Alors ce soir, nous préparons un grand plat de riz avec légumes et pois chiches ! Et une salade tomates-thon-olives en entrée. Nous faisons avec ce que nous trouvons dans les échoppes des petits villages! Il y a à nouveau embouteillage dans les auberges. Nous étions 13 à Requejo hier soir, et il y a 16 places à Lubian. Je vous laisse calculer le nombre de lits restants pour ceux qui ont marché de Puebla de Sanabria à Lubian, et qui sont forcément arrivés plus tard…

Allez, quelques photos du jour et…au riz ! Hasta luego!

En arrivant à Lubian, l'auberge municipale à l'entrée du village la moins chère de la Via de la Plata, 3 euros en mai 2015 © Fabienne Bodan

En arrivant à Lubian, l’auberge municipale à l’entrée du village la moins chère de la Via de la Plata, 3 euros en mai 2015 © Fabienne Bodan

Dans le village de Lubian © Fabienne Bodan

Dans le village de Lubian © Fabienne Bodan

Via de la Plata : Etape N°33, de Puebla de Sanabria à Requejo

En descendant de l'auberge, on aperçoit le château des Benavente entouré de la vielle ville de Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

En descendant de l’auberge, on aperçoit le château des Benavente entouré de la vielle ville de Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

Bow-windows en bois sculpté...© Fabienne Bodan

Bow-window en bois sculpté…© Fabienne Bodan

Don Quichote à Sancho Panza : "Sancho, où il y a des oeuvres, les mots demeurent" © Fabienne Bodan

Don Quichote à Sancho Panza : « Sancho, où il y a des oeuvres, les mots demeurent » © Fabienne Bodan

9 Mai 2015 :

Pour mes fidèles lecteurs…et ceux qui vont le devenir…un petit extra ce matin…Mais comment, elle n’est pas encore partie à cette heure ? Eh non, car nous avons voulu visiter la magnifique cité de Puebla de Sanabria avant de partir pour une courte étape jusqu’à Requejo (11 kms !!!)…ouah…la loose me diriez-vous! Eh bien nous faisons partie des pèlerins bucoliques, gastronomes, amoureux de la nature et, en ce qui me concerne photographe et vidéaste amateur…et donc nous avançons moins vite que les pèlerins TGV. Peu importe, à chacun son chemin. Bref, il est 10h33 et voici quelques photos de Puebla de Sanabria sous les belles lumières matinales. Hasta luego amigos !

Petite info pratique du jour entre Puebla de Sanabria et Requejo : vous marcherez d’abord 1 ou 2 kms le long de la route puis prendrez un chemin qui longe la rivière puis ensuite plus de fléchage! J’ai suivi les traces de pas jusqu’à…une cascade qui me barrait la route. Ai tourné à droite pour déboucher sur un champ de pâturage où fort heureusement, le fermier était venu knspecter son troupeau. Il m’a déconseillé de poursuivre (trop d’eau), et suggéré de rejoindre la route après la carrière de sable ! Demandez toujours aux locaux votre chemin, car il y a de gros travaux pour la ligne de train à grande vitesse jusqu’à Ourense. Ici, ça ronfle déjà ! Bououououhhhh
Avant d’éteindre ma lampe frontale, quelques photos de cette mini – étape ! Demain nous franchissons le col de Padornelo ! Hasta luego !

Puebla de Sanabria, toujours. © Fabienne Bodan

Puebla de Sanabria, toujours. © Fabienne Bodan

Pour la première fois, je m'accorde une sieste après le pique-nique, avec la cigüeña Pilar. © Fabienne Bodan

Pour la première fois, je m’accorde une sieste après le pique-nique, avec la cigüeña Pilar. © Fabienne Bodan

Via de la Plata : Etape N°32, de Rionegro del Puente à Puebla de Sanabria

Chemin faisant de bon matin, de Rionegro del Puente à Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

Chemin faisant de bon matin, de Rionegro del Puente à Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

Pour ceux qui aiment la flore, la Via de la Plata est un ravissement quotidien. © Fabienne Bodan

Pour ceux qui aiment la flore, la Via de la Plata est un ravissement quotidien. © Fabienne Bodan

Perchée sur une colline autour de son château du comte de Benavente datant du XVe siècle, Puebla de Sanabria est sise au confluent des rivières Tera et Castro. © Fabienne Bodan

Perchée sur une colline autour de son château du comte de Benavente datant du XVe siècle, Puebla de Sanabria est sise au confluent des rivières Tera et Castro. © Fabienne Bodan

8 Mai 2015 :

Aujourd’hui je n’ai rien senti, après des frictions hier aux Huiles essentielles + bourgeons de cassis + l’aide de l’univers dirons-nous. Sommes ce soir dans cette très belle cité de Puebla de Sanabria dont le château domine la vallée ! Aujourd’hui nous avons rencontré des menhirs et des jolies fleurs, quelques gouttes de pluie, un succulent dîner cuisiné par notre ami Jacques (Jacomo pour les intimes), avec plein de légumes crus et cuits ! J’avoue en effet que je commence à en avoir un peu marre du « lomo de cerdo » à tous les repas (du soir, le midi c’est pique-nique). Au fait hier nous avons aperçu au loin un lobo iberico (un loup) !

Ma petite note du jour portera sur ces quelques peregrinos irrespectueux, fort rares heureusement ! Nous avons un quintet depuis 2 ou 3 jours qui allume la lumière le matin quand eux ont décidé de se lever, parle à haute voix alors que d’autres dorment encore (quand c’est l’heure pour eux, cela doit être l’heure pour tous !), urinent dans les toilettes mixtes la porte grande ouverte (ça je n’avais encore jamais vu, comme ça tout le monde participe)…bref…amis pèlerins…ne sommes-nous pas sur ces chemins pour respecter nos compagnons de route ? S’il est une chose que je ne supporte pas, c’est l’égoïsme et l’irrespect ! Donc nous nous sommes décalés (un peu difficile sur cette Via de la Plata) en espérant ne plus les revoir…mais ce n’est pas gagné !

Sinon, pêle – mêle…on m’a demandé si la Via de la Plata était plus difficile que le Camino francés? Non, je ne crois pas. On m’a aussi demandé si l’on était obligé de faire de longues étapes? J’avais étudié cette question avant de partir : il est possible de redécouper le parcours et de ne pas faire d’étapes de plus de 30 kms. Pour l’instant, la plus longue fut de 35 kms. Je publierai dès que possible sur mon site web http://pelerinsdecompostelle.com la liste de mes étapes ! Enfin, j’ai le plaisir de vous annoncer que nous avons effectué les 3/4 du parcours : plus que 250 kms à parcourir jusqu’à Santiago! Déjà! Hasta luego ! Enfin, la ciguëna Pilar vous salue bien bas !

Dès que je rencontre un chevalier, je ne résiste pas à un selfie en sa compagnie. Une réminiscence de vies passées, sans doute. © Fabienne Bodan

Dès que je rencontre un chevalier, je ne résiste pas à un selfie en sa compagnie. Une réminiscence de vies passées, sans doute. © Fabienne Bodan

Statues de l'église de Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

Statues de l’église de Puebla de Sanabria. © Fabienne Bodan

Hébergement à Puebla de Sanabria

Dans la rue principale avant d'arriver au pont et d'accéder à la vieille ville de Puebla de Sanabria, se situe l'albergue Casa Luz. © Fabienne Bodan

Dans la rue principale avant d’arriver au pont et d’accéder à la vieille ville de Puebla de Sanabria, se situe l’albergue Casa Luz. © Fabienne Bodan

Comme son nom l'indique...© Fabienne Bodan

Comme son nom l’indique…© Fabienne Bodan

A l'arrière de la maison, une grande terrasse et un préau sous lequel on peut parquer vélos et chariots...© Fabienne Bodan

A l’arrière de la maison, une grande terrasse et un préau sous lequel on peut parquer vélos et chariots…© Fabienne Bodan

Protégée du vent et de la pluie, une partie de la terrasse accueille tables et chaises pour le repos des pèlerins...© Fabienne Bodan

Protégée du vent et de la pluie, une partie de la terrasse accueille tables et chaises pour le repos des pèlerins…© Fabienne Bodan

Les tables à l'abri du vent et de la pluie...© Fabienne Bodan

Les tables à l’abri du vent et de la pluie…© Fabienne Bodan

La cuisine est à la disposition des pèlerins, suffisamment équipée en ustensiles de cuisine, en couverts et autres assiettes et verres...© Fabienne Bodan

La cuisine est à la disposition des pèlerins, suffisamment équipée en ustensiles de cuisine, en couverts et autres assiettes et verres…© Fabienne Bodan

HébergementAlbergue privée Casa Luz
Dans la rue principale avant le pont qui enjambe le Rio Tera
T : 980 62 02 68 à ! 619 75 17 62
Tarif mai 2015*12 euros
Description.32 ou 36 lits en dortoirs de 4 et 1 seul dortoir de 8 : lits superposés
.Couette
.Salle de bains pour les femmes au rez-de chaussée
.Salle de bains à l'étage mais au moment de mon passage, on ne pouvait utiliser que le lavabo et le WC, car il n'y a pas assez de pression pour obtenir l'eau chaude dans la douche
.Un bloc sanitaire a été installé sur le côté de l'espace extérieur, avec plusieurs douches, WC et lavabos
.Grande terrasse ardoisée à l'extérieur, près d'un petit jardin potager que les propriétaires, Lucia et Manuel, cultivent avec passion. Des tables sont disposées sur cette terrasse où il fait bon dîner ou boire un verre.
.Distributeur de boissons froides
.Cuisine de taille raisonnable bien équipée avec des plaques gaz (n'oubliez pas votre briquet) et un micro-ondes. Il y a des assiettes, couverts, verres, casseroles, ustensiles en quantité « confortable » pour se préparer un repas. On peut y manger à 4 ou 5 autour de la table ronde (au moment de notre passage, il faisait un peu frisquet pour prendre le petit déjeuner dehors).
.Machine à laver, bacs pour laver le linge et fils pour étendre le linge
.Possibilité de ranger des vélos à l'abri.
Avantages.Petites chambres de 4, assez exigües mais c'est quand même plus agréable que les grands dortoirs.
.Très propre : une femme de ménage arrive dès 8h et procède à un nettoyage de l'ensemble, terrasse extérieure comprise
.Lucia et Manuel sont deux personnes d'un certain âge qui répondront gentiment à vos questions (d'où l'intérêt de parler espagnol, au moins un peu)
.Possibilité de cuisiner, ce qui n'est pas si fréquent sur cette Via de la Plata.
.Il y a 2 supermercados à moins de 100 mètres, un bar-restaurant en face, et l'escalier qui mène au château de la vieille ville est situé à 200 mètres. Le soir, de la terrasse, vous profiterez d'une belle vue sur le château illuminé.
Inconvénients.On ne vous ouvrira les chambres de l'étage qu'une fois les 3 dortoirs du bas remplis, même si vous souhaitez des lits bas, sauf cas de force majeure (mal de dos, impossibilité quelconque de monter sur les lits hauts...). On peut à la fois le comprendre (pour limiter le ménage), mais aussi le déplorer (quand on aime les lits bas).
Appréciation
Coup de coeur
♣/♥
♣♣♣
Au rez-de-chaussée comme à l'étage, des chambres de 4 à 8 lits. Ici la chambre à gauche en entrant dans la maison, au rez-de-chaussée...© Fabienne Bodan

Au rez-de-chaussée comme à l’étage, des chambres de 4 à 8 lits. Ici la chambre à gauche en entrant dans la maison, au rez-de-chaussée…© Fabienne Bodan

La première chambre de l'étage, à gauche de la salle de bains...© Fabienne Bodan

La première chambre de l’étage, à gauche de la salle de bains…© Fabienne Bodan

La salle de bains des femmes au rez-de-chaussée...© Fabienne Bodan

La salle de bains des femmes au rez-de-chaussée…© Fabienne Bodan

Une salle de bains comme à la maison. Pour les hommes, il y a un bloc sanitaire aménagé à l'extérieur de la maison, à côté de la terrasse. © Fabienne Bodan

Une salle de bains comme à la maison. Pour les hommes, il y a un bloc sanitaire aménagé à l’extérieur de la maison, à côté de la terrasse. © Fabienne Bodan

Le jardin de Lucia et Manuel, les deux charmants propriétaires de la Casa Luz...© Fabienne Bodan

Le jardin de Lucia et Manuel, les deux charmants propriétaires de la Casa Luz…© Fabienne Bodan

*Lorsqu’aucune précision complémentaire n’est mentionnée, ce tarif désigne seulement la nuit pour pour une personne, sans petit-déjeuner ni demi-pension.

 Ce Chemin vers Compostelle est un cadeau de la vie et de l’univers, déclaré patrimoine de l’Humanité par l’Unesco il y a 25 ans. Je considère également chaque hébergement, chaque accueil, chaque personne aidante sur le Chemin comme un cadeau. J’ai donc décidé d’apprécier chaque hébergement m’ayant abritée pour une nuit, sur les critères objectifs détaillés dans les avantages et les inconvénients, en un cadeau  , deux cadeaux ♣♣ ou trois cadeaux ♣♣♣ .
♥ J’y ai également mentionné mes coups de coeur, sachant que les critères de chacun sont toujours subjectifs, liés à l’émotion d’un accueil, à l’harmonie entre les pèlerins le soir de son passage, à l’humeur des hospitaliers, à la difficulté de l’étape ou à la météo du jour… Cependant, le critère majeur retenu dans la sélection de mes coups de coeur est l’atmosphère de l’hébergement, son âme et la qualité de l’accueil de ses responsables et, mieux, hospitaliers ou hospitaleros. Mes coups de coeur ne vont pas forcément aux auberges les plus belles et les plus confortables, mais à celles dans laquelle perdure l’esprit du Chemin. Ils vont aux hospitaliers qui ont ouvert leurs coeurs aux pèlerins et qui aident, progressivement, par leur accueil, leur soutien, leur compassion et leur amour de l’autre, les pèlerins à ouvrir leur coeur et à atteindre l’objectif qu’ils se sont assigné en marchant vers Saint Jacques de Compostelle.