Hébergement à Outeiro

Une construction très moderne à la sortie du hameau de Outeiro. © Fabienne Bodan

Une construction très moderne à la sortie du hameau de Outeiro. © Fabienne Bodan

32 lits dans cette auberge de la Xunta de Galicia tenue par une hospitalière. © Fabienne Bodan

32 lits dans cette auberge de la Xunta de Galicia tenue par une hospitalière. © Fabienne Bodan

Un accueil...accueillant © Fabienne Bodan

Un accueil…accueillant © Fabienne Bodan

2 dortoirs spacieux de 16 lits (superposés) . © Fabienne Bodan

2 dortoirs spacieux de 16 lits (superposés) . © Fabienne Bodan

Des sanitaires très propres et aux couleurs gaies. © Fabienne Bodan

Des sanitaires très propres et aux couleurs gaies. © Fabienne Bodan

Et les douches collectives dignes d'un club sportif ! Tous à poil !!! © Fabienne Bodan

Et les douches collectives dignes d’un club sportif ! Tous à poil !!! © Fabienne Bodan

Via de la Plata : hébergement à Outeiro

Informations pratiques et appréciation (c'est toujours un peu subjectif, reconnaissons-le) sur l'Albergue de la Junta de Galicia, O Outeiro, Via de la Plata (Espagne)
HébergementAlbergue de la Xunta de Galicia
Hameau de O Outeiro
San Pedro de Vilanova
Hospitalière : Pilar Suarez, mobile : 630 94 12 88
Tarif 2015*6 euros*
Description.Grande auberge semblant assez neuve tout en béton et en verre pouvant accueillir 32 pèlerins en deux dortoirs de 16 lits (8 x 2 lits superposés)
.Taie d'oreiller et drap housse en papier fournis, comme dans toutes les auberges de la Xunta de Galicia.
.Dans les guides, il est indiqué que, si l'on veut cuisiner, il faut effectuer ses achats alimentaires au supermarché de Ponte Ulla, 4,5 kilomètres avant (au lieu de tourner à droite et poursuivre le chemin, poursuivre quelques dizaines de mètres, passer sous un pont, le supermarché se situe juste après le pont sur la gauche). Le guide allemand Outdoor (petit guide de poche orange) mentionne également un service de livraison à domicile de produits alimentaires : il suffit de passer commande au 981 51 20 06.
.Un grand salon comprenant 4 fauteuils, 2 banquettes 2 places, 2 tables basses, 2 distributeurs de boissons chaudes et froides.
.Une cuisine comprenant une table de cuisson, un micro-ondes, un évier 2 bacs, une hotte aspirante, quelques ustensiles pour cuisiner, couverts, assiettes, verres, tasses...comme souvent en Galice, il y a juste le strict nécessaire...
.Une salle à manger (comedor) comprenant 3 tables de 4, 1 table de 2
.Un espace pour laver le linge : 3 bacs à laver et une machine à laver (pour 3 euros). On peut mettre ses vêtements à sécher sur un fil à linge à l'extérieur.
.Une salle de bains pour les hommes, une autre pour les femmes, avec chacune 2 WC, 1 douche collective, 2 ou 3 lavabos
.De juin à septembre, possibilité de commander à dîner sur place. L'hospitalière prépare alors un repas au choix parmi une quinzaine de possibilités : caldo gallego (4€), espaguetes bologna (4€), pimientos Padron (4€), tarta de Santiago (3€). Un petit déjeuner est également proposé en donativo.
.Pas de WIFI
Avantages.Une grande auberge spacieuse en pleine nature, relativement récente, avec des dortoirs spacieux
.La présence d'une hospitalière
.Ensemble très propre (sauf peut-être les placards de la cuisine)
Inconvénients.Il n'y a pas de réfrigérateur dans la cuisine...
.Toujours ces douches collectives où l'on n'a pas le droit à son intimité. Personnellement, je déteste, et attends qu'il n'y ait plus personne pour me doucher. Ce n'est pas parce que l'on est pèlerin que l'on doit se montrer à poil devant nos congénères !!!
.Lorsque j'y suis passée, début novembre, il n'y avait pas encore de chauffage, nous n'étions que 4, et nous avons eu froid dans ce grand ensemble tout en béton et en verre. Résultat : à 20h nous étions dans notre lit. Il faut savoir qu'il n'y a pas de couvertures.
.L'été, possibilité de passer la soirée sur la terrasse en pleine nature. Mais l'automne, alors que la nuit tombe vite, il n'y a pas grand chose à faire dans cet endroit isolé.
.Pas de WIFI, ce qui devient quand même de plus en plus un critère de choix des auberges.
Appréciation (de 1 à 3 ♣)
Coup de coeur ♥
♣♣
Les pèlerins lavent leur linge en couleurs ! © Fabienne Bodan

Les pèlerins lavent leur linge en couleurs ! © Fabienne Bodan

Le comedor (salle à manger) © Fabienne Bodan

Le comedor (salle à manger) © Fabienne Bodan

Le salon ou la vie en orange © Fabienne Bodan

Les couleurs apportent de la chaleur à un bâtiment en béton © Fabienne Bodan

 

Le salon ou la vie en orange © Fabienne Bodan

Le salon ou la vie en orange © Fabienne Bodan

Petits mots doux des pèlerins pour l'hospitalière. © Fabienne Bodan

Petits mots doux des pèlerins pour l’hospitalière. © Fabienne Bodan

Merci à Jacques Guillet pour sa collaboration à la rédaction de cet article.

*Lorsqu’aucune précision complémentaire n’est mentionnée, ce tarif désigne seulement la nuit pour pour une personne, sans petit-déjeuner ni demi-pension.

 Ce Chemin vers Compostelle est un cadeau de la vie et de l’univers, déclaré patrimoine de l’Humanité par l’Unesco il y a 25 ans. Je considère également chaque hébergement, chaque accueil, chaque personne aidante sur le Chemin comme un cadeau. J’ai donc décidé d’apprécier chaque hébergement m’ayant abritée pour une nuit, sur les critères objectifs détaillés dans les avantages et les inconvénients, en un cadeau  , deux cadeaux ♣♣ ou trois cadeaux ♣♣♣ .
♥ J’y ai également mentionné mes coups de coeur, sachant que les critères de chacun sont toujours subjectifs, liés à l’émotion d’un accueil, à l’harmonie entre les pèlerins le soir de son passage, à l’humeur des hospitaliers, à la difficulté de l’étape ou à la météo du jour… Cependant, le critère majeur retenu dans la sélection de mes coups de coeur est l’atmosphère de l’hébergement, son âme et la qualité de l’accueil de ses responsables et, mieux, hospitaliers ou hospitaleros. Mes coups de coeur ne vont pas forcément aux auberges les plus belles et les plus confortables, mais à celles dans laquelle perdure l’esprit du Chemin. Ils vont aux hospitaliers qui ont ouvert leurs coeurs aux pèlerins et qui aident, progressivement, par leur accueil, leur soutien, leur compassion et leur amour de l’autre, les pèlerins à ouvrir leur coeur et à atteindre l’objectif qu’ils se sont assigné en marchant vers Saint Jacques de Compostelle.

Via de la Plata : Etape N° 43, de Outeiro à Santiago de Compostela

Cathédrale de Santiago. J'arrive pour la messe des pèlerins, triste et sans gloire. Mais le Botafumeiro entre en action. Impressionnant, comme à chaque fois. © Fabienne Bodan

Cathédrale de Santiago. J’arrive pour la messe des pèlerins, triste et sans gloire. Mais le Botafumeiro entre en action. Impressionnant, comme à chaque fois. © Fabienne Bodan

18 Mai 2015 : tous unis !

Lundi 18 mai. 6 semaines exactement après mon départ de Séville le 6 avril, je suis arrivée à Santiago de Compostela…en taxi
J’ai bien réfléchi, lu les conseils des uns et des autres, et fini par accepter le fait que mon chemin de la Via de la Plata s’est définitivement terminé au splendide monastère d’Oseira ! Vous me direz que je suis chanceuse que ce fut dans un tel lieu cher à l’érudit Saint Bernard de Clairvaux et non près d’une décharge publique par exemple !!! Ne pouvant porter mon sac malgré la nette amélioration de l’état de ma cheville, ne voulant pas prendre de risques supplémentaires en forçant sur mon entorse pour marcher jusqu’au bout, ne souhaitant pas rester en rade, seule, pour attendre de pouvoir remarcher, j’ai du m’incliner à cette arrivée triste et sans gloire. Merci à Francisco (il se reconnaîtra) de m’avoir consolée à mon arrivée dans la cathédrale, merci à ce pèlerin anonyme de m’avoir tendu un mouchoir pour remplacer le seul morceau de PQ que j’ai pu trouver dans ma poche, merci de ses mots de réconfort à cette pèlerine italienne (je crois) inconnue qui m’a serrée dans ses bras, merci à Dominique pour ses échantillons de crème miracle (du moins je l’espère), merci à Tanja, Lisa, Werner et Rainer de leur compassion…la suite des remerciements demain. La ciguëna Pilar est heureuse d’être arrivée à Santiago sans se tordre la patte, elle, et de dormir cette nuit dans l’une des anciennes cellules de moines de l’un des plus grands et anciens monastères d’Espagne (600 moines à ses heures de gloire). J’ai enfin trouvé de l’argile et je vais pouvoir me faire un cataplasme. Par contre pas d’huile essentielle d’Hélichryse Italienne qui aurait été tout indiquée pour ce trauma. Bref, ce fut ma première arrivée. Demain sera la seconde, plus heureuse je l’espère. Merci à tous de vos mots de réconfort. Encore une fois il y a bien plus grave, mais devoir renoncer si près du but est un peu dur à avaler !
Allez, une des choses qui compte sur ces chemins est l’amitié et la solidarité entre pèlerins! Ce soir, grâce à vous tous, j’ai un peu oublié ma déception de ce matin
Alors un grand merci à, de gauche à droite, Dolan, Francisco, moi (y a pas de raisons, il faut aussi savoir se remercier soi-même), Francesco, Ondina, Rainer, Lisa, Tanja, Werner
Demain est un autre jour ! De chacun de mes chemins, je n’ai jamais retenu que les bons moments ! Ultréia !

Je retrouve mes amis Dominique et Jean-François de Poitiers qui viennent d'atteindre Santiago. © Fabienne Bodan

Je retrouve mes amis Dominique et Jean-François de Poitiers qui viennent d’atteindre Santiago. © Fabienne Bodan

Fiers d'exhiber la Compostela après 1000 kilomètres parcourus depuis Séville. © Fabienne Bodan

Fiers d’exhiber la Compostela après 1000 kilomètres parcourus depuis Séville. © Fabienne Bodan

Dans la cathédrale, je me suis écroulée de déception dans les bras de Francisco. Il m'a donné rendez-vous le soir avec toute l'équipe que nous côtoyons depuis Ourense. La tristesse se transforme en joie collective. © Fabienne Bodan

Dans la cathédrale, je me suis écroulée de déception dans les bras de Francisco. Il m’a donné rendez-vous le soir avec toute l’équipe que nous côtoyons depuis Ourense. La tristesse se transforme en joie collective. © Fabienne Bodan