Une Bretonne fil rouge d’un documentaire sur les chemins de Compostelle pour Des Racines et des Ailes (France 3)

Fabienne Bodan avec l'équipe de tournage du documentaire "Sur les chemins de Compostelle" de l'émission Des Racines et Des Ailes - Saint-Jacques-de-Compostelle
Fabienne Bodan avec l’équipe de tournage du documentaire « Sur les chemins de Compostelle » – Saint-Jacques-de-Compostelle – Des Racines et Des Ailes – France 3 – Juillet 2018. Avec, de gauche à droite Christophe Astruc (caméraman), Caroline Conte (Réalisatrice) et Fred Klein (ingénieur du son).

Une Bretonne Sur les chemins de Compostelle pour Des Racines et des Ailes

Des Racines et Des Ailes. France 3 diffusera le mercredi 4 septembre 2019 à 20h50 un documentaire de 110 minutes, intitulé Sur les chemins de Compostelle. Présentée par Carole Gaessler, l’émission met l’accent sur l’histoire et le patrimoine naturel et architectural. Tout en conjuguant proximité et ouverture sur le monde. Les reportages font appel à des passionnés, professionnels de la culture ou acteurs de leur propre histoire. Ils permettent d’établir le lien entre le passé et le présent. Fabienne Bodan, une bretonne voyageuse et pèlerine de Compostelle, est le fil rouge du reportage. Elle est l’auteure du Guide des chemins de pèlerinage du monde (480 pages), paru fin octobre 2018 aux Éditions Ouest-France, et du Guide des chemins de pèlerinage en Europe (544 pages), à paraître fin octobre 2019 toujours chez le même éditeur. Elle anime les sites web Pèlerins de Compostelle et Chemins vers le Sacré.

Tournage à Saint-Jacques-de-Compostelle, fin juillet 2018. En haut à gauche, le bosque encantado (le bois enchanté), sur le camino inglés, où nous débuterons le tournage. À droite en haut, Fabienne et son amie Katherine, une jeune allemande rencontrée sur le camino inglés. En bas à gauche, le botafumeiro, encensoir géant de la cathédrale galicienne, très populaire chez les pèlerins. Et enfin, en bas à droite, la statue de l’apôtre Saint-Jacques entourée de ses deux disciples Théodore et Athanase.

Du chemin intérieur vers l’aide aux pèlerins

Le 5 mai 2012, Fabienne Bodan effectue dans la cathédrale du Puy-en-Velay ses premiers pas sur les chemins de Compostelle. Elle atteint Saint-Jacques-de-Compostelle au bout de 68 jours de marche, répartis en 4 périodes au cours de la même année. Elle rêve de découvrir la tombe de l’apôtre Jacques le Majeur le jour de ses 50 ans. La bretonne est une grande voyageuse, mais, au début de son aventure, ne se revendique ni randonneuse, ni pèlerine. Elle apprend en marchant. Au départ, elle doute, comme beaucoup, de sa capacité physique et morale à relever un défi de 1600 kilomètres à pied. Au bout de trois jours, sans savoir l’expliquer, elle a déjà l’intime conviction qu’elle ira jusqu’au bout.

On ne sait jamais ce que va nous réserver le chemin. Ici, le 5 mai 2012, Fabienne Bodan au départ de la Via Podiensis, ignore en tout point jusqu’où la conduira cette aventure.

4000 kilomètres sur les chemins de Compostelle

Devant la statue de Saint-Jacques et la Vierge Noire de la cathédrale du point de départ de la Via Podiensis, Fabienne Bodan était bien loin d’imaginer que, 6 ans plus tard, elle aurait parcouru 4000 kilomètres sur les chemins de France, d’Espagne et du Portugal. Vécu toutes ces magnifiques rencontres qui ont bouleversé sa vie. Accueilli des centaines de candidats au départ dans le cadre de sa mission annuelle de bénévolat au bureau des pèlerins de Saint-Jean-Pied-de-Port. Conçu deux sites internet, Pèlerins de Compostelle (mars 2015) et Chemins vers le Sacré (novembre 2018), dont le plus ancien enregistre 20000 visites par mois.

En 2018, Fabienne Bodan récolte les fruits d’un travail au service des pèlerins de plusieurs années. Elle publie aux Éditions Ouest-France le Guide des chemins de pèlerinage du monde, un ouvrage inédit présentant 800 itinéraires dans 43 pays sur les 5 continents. Et elle participe au tournage d’un documentaire de 110 minutes sur les chemins de Compostelle pour l’émission de France 3, Des Racines et des Ailes. En haut à droite, le jour de l’arrivée de son ouvrage chez elle, en Bretagne. À droite, en bas , dans l’avion qui survole la voie de Vézelay. En bas à gauche, lors du tournage sur la première étape du camino francés, entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Roncevaux, avec Caroline Conte (réalisatrice), Christophe Astruc (caméraman) et Fred Klein (ingénieur du son).

2018, un premier livre sur les chemins de pèlerinage et le tournage d’un documentaire

Les chemins de Compostelle sont guérisseurs et transformateurs. Nul n’en revient indemne. Au retour, la vie prend souvent des tournures inattendues. Pour la bretonne qui se qualifie désormais de randonneuse et pèlerine, Saint-Jacques a réouvert les portes de la communication. 2018 a couronné les efforts consentis depuis plusieurs années. Fabienne Bodan a publié en octobre 2018 son Guide des chemins de pèlerinage du monde de 480 pages et 800 itinéraires. Et Saint-Jacques l’a doublement bénie. Non seulement, elle a bénéficié de l’enthousiasme et de la bienveillance de toute l’équipe des Éditions Ouest-France. Mais deux jeunes réalisatrices, Caroline Conte et Mélodie Proust, lui ont offert d’être le fil rouge d’un documentaire de près de deux heures sur les chemins de Compostelle.

Tournage au bureau des pèlerins de Saint-Jean-Pied-de-Port, où la même équipe se retrouve pour la quatrième année consécutive pendant une semaine (photo en haut à droite, et de gauche à droite : Yves (Saint-Jérôme, Québec), Maria (Madrid, Espagne), Maïté (Portugalete, Espagne), Alain (Dax, France), Fabienne (Lorient, France).

Une bretonne fil rouge d’un documentaire Des Racines et des Ailes

Tout a commencé par un coup de téléphone en février 2018. Les co-réalisatrices pour Des Racines et des Ailes ont découvert son site web Pèlerins de Compostelle. Une seule chose compte aux yeux de l’animatrice du site et de sa page Facebook de même nom. Donner généreusement informations et contacts pour aider les jeunes femmes à comprendre un peu plus l’esprit du chemin. Exercice ô combien délicat pour ceux qui n’ont jamais vécu cette aventure. Deux mois plus tard, Caroline et Mélodie lui proposent d’être le fil rouge du reportage. Elles font le déplacement en Bretagne pour lui présenter leur projet. Autour d’un repas de crêpes et d’une bolée de cidre, les journalistes lèvent le voile sur le scénario.

Survol en avion de la Via Lemovicensis et des cités patrimoniales de Vézelay et La Charité-sur-Loire. Photo en haut à gauche, et de gauche à droite : Fabienne Bodan, Bernard Cazdepats (caméraman), Mélodie Proust (réalisatrice) et Gérald Ducoin (pilote).

Un tournage en trois volets

La lorientaise croit vivre un rêve. Les réalisatrices lui proposent trois lieux de tournage différents. Nous partirons tout d’abord en Galice, à Saint-Jacques-de-Compostelle et Fisterra. Puis à Vézelay pour un survol en avion de la Via Lemovicencis. Et enfin à Saint-Jean-Pied-de-Port, pour témoigner du rôle majeur des anciens pèlerins bénévoles qui donnent de leur temps chaque année pour accueillir les pèlerins dans les bureaux d’information et les gîtes. À ce stade, et avant la diffusion du documentaire, nous n’en dirons pas plus, pour préserver l’effet de surprise. Mais toutes ces photos vous donneront déjà un avant-goût de l’atmosphère très conviviale et chaleureuse du tournage.

Survol en avion de la Via Lemovicensis et des cités patrimoniales de Vézelay et La Charité-sur-Loire. Préparation de l’avion et fixation des caméras GoPro sur l’aile droite et à l’intérieur de l’avion. Avec Bernard Cazdepats (caméraman), et Gérald Ducoin (pilote).

Tournage du documentaire "Sur les chemins de Compostelle" - Des racines et des Ailes Saint-Jean-Pied-de-Port 28082018 © Bertrand DEBEURET
La Bretonne Fabienne Bodan sur le tournage du documentaire « Sur les chemins de Compostelle » de l’émission Des racines et des Ailes, de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux, 28.08.2018. Avec Caroline Conte (réalisatrice) et Christophe Astruc (caméraman) © Bertrand DEBEURET – https://www.air-buzz.com
Des Racines et des Ailes - France Télévisions (France 3)
Des Racines et des Ailes – France Télévisions (France 3)

Sur les chemins de Compostelle – Des Racines et des Ailes – France 3 – Mercredi 4 septembre 2019 – 20h50 – Présentation : Carole Gaessler -Réalisation : Caroline Conte et Mélodie Proust

En savoir plus…

Le reportage « Sur les chemins de Compostelle » des Racines et des Ailes dans la presse

Survol de la via Lemovicensis - Fabienne Bodan et le Tournage du documentaire "Sur les chemins de Compostelle" - Des Racines et des Ailes
La Bretonne Fabienne Bodan participe au tournage du documentaire « Sur les chemins de Compostelle » de l’émission Des Racines et des Ailes. Ici pour un survol de la via Lemovicensis. Avec Mélodie Proust, réalisatrice. 09.2018 © Fabienne Bodan

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Camino francés : restriction hivernale vers Roncevaux

La voie basse par Valcarlos, de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux (source : site Au coeur du Chemin de l'association jacquaire des Pyrénées-Atlantiques)

La voie basse par Valcarlos, de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux (source : site Au coeur du Chemin de l’association jacquaire des Pyrénées-Atlantiques)

Une résolution du directeur général de l’intérieur du gouvernement de Navarre interdit, pour raison de sécurité, le passage par le col de Lepoeder, entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Roncevaux, première étape du camino francés, entre le 1er novembre 2016 et le 31 mars 2017. Cette mesure est reconduite pour la seconde année. Rappelons que la première étape du camino francés offre deux options au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port : la variante ouest (ou voie basse, NDLR), passe par Luzaide-Valcarlos et le col d’Ibañeta (1000 mètres d’altitude), tandis que la variante est (ou voie haute, NDLR), monte par Huntto et Orisson (où il est possible de dormir), puis le col de Lepoeder (1432 mètres d’altitude). Pour franchir ce dénivelé de 1200 mètres qu’impose la voie haute, le marcheur doit être en excellente condition physique (l’on conseille généralement à ceux qui n’ont guère d’entraînement de commencer leur chemin une petite semaine avant Saint-Jean-Pied-de-Port, ou plus, bien évidemment, NDLR). La neige et les rudes conditions climatiques hivernales accentuent encore l’effort à fournir.

Vidéo : Sauvetage (nuit du 7 au 8.03.2016) d’une brésilienne entre la fontaine de Roland et le refuge d’Izandore

L’hiver dernier, des pèlerins inconscients avaient bravé l’interdiction, engendrant l’intervention des secours navarrais à plusieurs reprises. « Les centres de secours de la Navarre espagnole ont été mobilisés le lundi 7 mars pour sauver deux Brésiliens en mauvaise posture dans le Col d’Ibañeta, près de Roncevaux (première étape au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port). Lui, 39 ans, diabétique et en hypothermie. Elle, 38 ans, bloquée dans un ravin dans lequel elle aurait chuté en allant chercher des secours pour son compagnon de route » (voir revue de presse semaine 10 de 2016). « Deux cyclistes, l’un de Majorque, l’autre de Séville ont été secourus sur le col de Lepoeder alors qu’ils s’étaient aventuré en vélo sur une route fermée pendant l’hiver. Après avoir passé la nuit, sans dormir à cause du froid, au refuge de Izandorre, où les pompiers avaient laissé, une semaine avant lors du sauvetage de la pèlerine brésilienne, des couvertures, des vêtements chauds, 10 kilos de bois de chauffage, un briquet et des plaquettes pour allumer le feu, ils ont rappelé les secours en disant qu’ils allaient quand même continuer à avancer en vélo. Mais ceux-ci ont préféré intervenir, le risque étant classé 4 sur 5 à cause d’un enneigement de plus d’un mètre de hauteur » (voir revue de presse semaine 11 de 2016)


A Roncevaux, les randonneurs devront payer les frais d’assistance

Vidéo publiée le 22/03/2016 sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/pyrenees-atlantiques/pays-basque/les-randonneurs-payeront-les-frais-de-secours-entre-saint-jean-pied-port-et-ronceveaux-957661.html

Ceux qui braveront les interdictions doivent savoir à quoi s’en tenir, car ils assument le coût des interventions des secours navarrais, ainsi, en mars 2016, « La Navarre a facturé 5360 euros à la femme pour l’utilisation d’un hélicoptère et les 12 heures de travail de 11 personnes. L’homme, quant à lui, s’est vu facturer la somme de 450 euros, correspondant à une intervention de 3 heures par 4 personnes et un véhicule. Ces montants n’incluent pas les prestations médicales ni l’emploi d’un hélicoptère médicalisé, utilisé dans les deux cas, qui leur seront également facturés par la direction de la santé navarraise » (voir revue de presse semaine 11 de 2016) . « Le gouvernement de Navarre a décidé que le col de Bentarte serait fermé aux randonneurs, et donc aux pèlerins, du 1er novembre au 31 mars pour cause d’enneigement. Malgré la pancarte stipulant cette interdiction, et les recommandations des accueillants du bureau des pèlerins de Saint-Jean-Pied-de-Port, certains bravent l’interdiction et les secours de Navarre ont du intervenir à plusieurs reprises ces dernières semaines. Ils ont donc décidé de facturer aux imprudents le coût de leurs interventions, soit plus de 5000 euros, sans compter les frais médicaux » (voir revue de presse semaine 12 de 2016).

Capture d'écran du site internet "Au coeur du Chemin" de l'association jacquaire des Pyrénées-Atlantiques (64)

Capture d’écran du site internet « Au coeur du Chemin » de l’association jacquaire des Pyrénées-Atlantiques (64)

Sur le site de l’association jacquaire des Pyrénées-Atlantiques (qui gère le bureau des pèlerins de Saint-Jean-Pied-de-Port), vous trouverez des fiches descriptives de la voie dite basse, passant par Valcarlos et le col d’Ibañeta, à emprunter obligatoirement entre le 1er novembre 2016 et le 31 mars 2017 : http://www.aucoeurduchemin.org/spip/Etapes/Voie-commune,68/
Ici, la fiche avec dénivelé et la description de l’étape : http://www.aucoeurduchemin.org/spip/Etapes/Voie-commune,68/St-Jean-Pied-de-Port-Roncevaux-par
Ici, la carte de l’étape et la description de l’étape : http://www.aucoeurduchemin.org/spip/Etapes/Voie-commune,68/Saint-Jean-Pied-de-Port-Val-Carlos
Ici, la fiche descriptive de la variante de Valcarlos par la Fédération Française de Randonnée : http://www.cdrp64.com/sentiers-et-topoguides/les-gr/le-gr-65-variante-valcarlos/
Fiche descriptive et cartes de la variante de Valcarlos en PDF à télécharger : variante-valcarlos-descriptif

Sources :
http://www.20minutos.es/noticia/2876601/0/restringido-paso-peregrinos-por-tramo-camino-santiago-que-discurre-por-collado-lepoeder/
http://www.europapress.es/navarra/noticia-restringido-paso-peregrinos-lepoeder-camino-santiago-20161031143858.html
(Articles en espagnol)
Site internet « Au coeur du chemin », de l’association jacquaire des Pyrénées-Atlantiques : http://www.aucoeurduchemin.org/spip/

6 novembre 2016 : Un pèlerin meurt entre Valcarlos et Roncesvalles !
Fallece un peregrino de 54 años tras extraviarse entre Valcarlos y Roncesvalles
Un espagnol de 54 ans est décédé sur le camino francés entre Valcarlos et Burguete. Il était recherché depuis vendredi soir alors qu’une pèlerine chinoise de 26 ans qui l’accompagnait avait alerté les secours, disant qu’ils s’étaient égarés en chemin. Les recherches ont été lancées dès 22 heures, dans des conditions météorologiques difficiles, à cause d’une pluie intense, d’un brouillard épais et de températures très fraîches. Infructueuses durant la nuit, les recherches ont repris le lendemain matin, avec des renforts de part et d’autre de la frontière. La jeune femme a été retrouvée vers 13h30 samedi, en état d’hypothermie.

L'endroit où les pèlerins se sont engagés sur une voie erronée. Avec l'aimable autorisation de Jean-Louis Aspirot

L’endroit où les pèlerins se sont engagés sur une voie erronée (kilomètre 58, cinq kilomètres avant le col d’Ibañeta). Avec l’aimable autorisation de Jean-Louis Aspirot

L’itinéraire utilise en partie la route, tout en entrant dans les bois de temps à autre. Les deux pèlerins se sont perdus dans un bois et, la nuit tombant, l’homme est tombé dans un ravin. Son corps a été localisé à la nuit tombée, dans un lieu difficile d’accès.  

Les deux pèlerins avaient fait connaissance le matin même lors d’une pause pour se restaurer à la Benta Ardandegia. Ils avaient alors décidé de continuer l’étape ensemble. Coup du sort, le téléphone mobile de la jeune asiatique est tombé dans l’eau au moment crucial où l’hélicoptère survolait le lieu où elle se trouvait, coupant toute possibilité pour elle de signaler exactement sa position. Elle a finalement réussi à regagner seule la route, où elle a été secourue par les patrouilles avec des chiens.

L'endroit où les pèlerins se sont engagés sur une voie erronée. Avec l'aimable autorisation de Jean-Louis Aspirot

L’endroit où les pèlerins se sont engagés sur une voie erronée (kilomètre 58, cinq kilomètres avant le col d’Ibañeta)  (2). Avec l’aimable autorisation de Jean-Louis Aspirot

Selon Jean-Louis Aspirot, responsable du bureau des pèlerins de Saint-Jean-Pied-de-Port, « une signalétique parfois insuffisante peut aussi être une explication ! La flèche jaune sur le rail de sécurité est trop petite et à moitié effacée. Le chemin qui descend vers le « barranco » (précipice) n’a pas la croix (x) d’un itinéraire à ne pas suivre. Plus haut sur le panneau directionnel le sticker jaune ( flèche) est très petit. Il n’est pas question de mettre en cause l’Association des amis del camino de Santiago de Navarra qui par ailleurs fait un boulot de balisage assez considérable sur son territoire. Ce sont aussi des bénévoles, mais comme on dit de petites causes peuvent avoir parfois de grands effets. » (page FB des accueillants de SJPP)
Les deux pèlerins avaient bien emprunté la voie basse, dite de Valcarlos, conformément à l’interdiction de passer par le col de Lepoeder entre le 1er novembre 2016 et le 31 mars 2017.
http://www.20minutos.es/noticia/2880897/0/fallece-peregrino-54-anos-tras-extraviarse-entre-valcarlos-roncesvalles/
https://vivecamino.com/encontrado-muerto-en-roncesvalles-un-peregrino-mientras-recorria-el-camino-de-santiago_no_298/
http://www.lavozdegalicia.es/noticia/espana/2016/11/05/localizan-vida-peregrino-desaparecido-camino-santiago-roncesvalles/00031478368808750726810.htm
http://www.diariodenavarra.es/noticias/navarra/navarra/2016/11/05/buscan_desde_este_viernes_dos_peregrinos_chinos_entre_valcarlos_roncesvalles_496884_2061.html
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Jan, le pèlerin d’Anvers

Après la publication de mes premiers articles sur mon chemin de Compostelle 2012 (Via Podiensis et Camino francés) dans le numéro 148 de la revue Globe-Trotters Magazine de l’association ABM(Aventuriers du bout du monde), j’ai proposé au comité de rédaction de l’association une série de portraits de pèlerins de Compostelle dans le cadre du numéro spécial « Sur les Chemins de… » N°150 de juillet-août 2013. 

Après un article intitulé "La magie des chemins de Compostelle" dans le numéro 148, Globe-Trotters Magazine publie dans son numéro 150 une série de portraits de pèlerins rencontrés sur la voie du Puy et le Camino Francés en 2012. Page 1.

Pèlerin d’Anvers. Après un article intitulé « La magie des chemins de Compostelle » dans le numéro 148, Globe-Trotters Magazine publie dans son numéro 150 une série de portraits de pèlerins rencontrés sur la voie du Puy et le Camino Francés en 2012. Page 1.

Je vous ai parlé dans l’article précédent des circonstances de ma rencontre avec Jan, dans l’ascension du col de Roncevaux. Voici, comme promis, l’interview qu’il m’a accordée.

Pèlerin d’Anvers : 2000 kilomètres à pied vers Compostelle

L’idée lui trottait dans la tête depuis sept ans. Il attend la retraite pour concrétiser son projet. Jan a 57 ans. Le flamand d’Anvers s’élance le 2 juillet 2012, du seuil de sa maison, dans un grand périple en solitaire de 2 000 kilomètres vers Saint Jacques de Compostelle. Il s’est entraîné depuis le début de l’année sur 1 400 kilomètres, lestant son sac de bouteilles en plastique remplies de pierres, porte 26 kilos dans son sac à dos, car il a choisi l’autonomie intégrale du camping. Trois mois plus tard, il parvient à destination.

Globe-Trotters Magazine : Qu’est-ce qui t’a donné cette idée ?

Jan : Une émission de télé. Un jeune reporter, caméra sur la tête, effectuait le chemin en hiver. Tous les jours, on montrait pendant une dizaine de minutes les images de son aventure.

“Partir en pèlerinage signifie abandonner pour recevoir et devenir à nouveau un véritable être humain”. En quoi cette phrase t’a-t-elle inspirée dans ta démarche?

Je voulais effectuer une parenthèse dans ma vie pour faire le point. Non sur papier mais dans mon esprit. J’ai eu le privilège d’avoir une famille formidable, une femme douce et délicate, des enfants ayant trouvé leurs voies respectives, une bonne santé, un métier qui me plaisait et la liberté, au sein de ma famille, de m’exprimer et de demeurer moi-même. Je me sentais privilégié, heureux. Je souhaitais m’imprégner profondément de cette sensation, remercier la vie pour ce qu’elle m’avait offert. Un peu comme un contrepoids à l’injustice, la misère et le chagrin de nombre de personnes sur la terre. Santiago représentait la destination mais certainement pas le but du voyage. Non, le but ultime consistait en cette longue route qui me permettrait la rencontre avec…moi-même.

Comment as-tu associé les tiens à cette aventure ?

J’ai dédié ce pèlerinage à ma famille, ma femme et mes enfants, mes amis, par gratitude pour l’affection et la joie qu’ils m’ont données. Chaque jour, je marchais pour une personne en particulier. Ainsi, j’ai consacré l’étape la plus difficile de mon parcours, l’ascension du col de Roncevaux, à ma soeur accidentée. Une autre chose me tenait à coeur : je voulais me libérer de cette petite colère qui tourmentait mon âme, parce que j’ai déçu des gens dans ma vie, et que mon incapacité à transformer cette déception provoquait cette colère. Alors j’espérais que ce chemin ouvrirait ces coeurs pétrifiés et qu’ils m’accorderaient leur pardon.

Comment vois-tu la vie désormais, toi le « pèlerin d’Anvers » ?

Je ne crois pas que cette expérience ait fondamentalement changé ma vie. Cependant, j’ai pris conscience de ma propre valeur, et je n’ai plus besoin de reconnaissance. Cela me met à l’abri des flatteries de personnes peu sincères. J’ai appris que le hasard n’existe pas, qu’une solution se présente toujours lorsque l’on se sent en péril, que les gens que l’on rencontre et apprécie sont toujours plus ou moins un miroir de soi-même, de même que ce qui nous irrite chez les autres. J’ai compris également que relativiser est la meilleure manière d’être heureux.

Propos recueillis par Fabienne Bodan (56)