Stanley Vollant, de Compostelle au chemin des mille rêves

Stanley Vollant

Capture d’écran du site internet de Stanley Vollant

L’autochtone Innu Stanley Vollant sur la voie de Compostelle

Stanley Vollant est né dans l’une des dix communautés autochtones du Québec.Dès son plus jeune âge, il bénéficie des enseignements traditionnels de son grand-père Innu. Celui-ci lui transmet toute l’importance des valeurs communautaires. Après des études secondaires et universitaires, il devient le tout premier chirurgien autochtone du Québec. En 2008, il part marcher sur les chemins de Compostelle.

Peu avant d’arriver à Saint-Jacques, il fait un rêve : « je me promenais avec mon sac à dos à travers le territoire du Québec, du Labrador, de l’Ontario. Je parlais avec des jeunes de l’importance d’avoir des rêves, de les réaliser, de ne jamais abandonner. Dans ce rêve, il y avait aussi des aînés, avec des têtes blanches, qui n’étaient pas ma grand-mère ni mon grand-père, mais des aînés autochtones qui me rappelaient ma fierté, ma culture, ma langue, mon histoire. J’ai partagé cette histoire avec un marcheur. Il m’a dit que ce n’était pas un rêve, mais une vision. Et que je devrais marcher sur les chemins de mon rêve ». Lire la suite

Camino sin limites : quand l’amour fraternel défie l’improbable !

Camino sin limites : un amour fraternel incommensurable

Camino sin limites

Oliver et Juan Luis Marfil, du projet Camino sin limites. Capture d’écran sur leur site internet.

L’un s’appelle Oliver. L’autre Juan Luis. Ils sont frères. Espagnols. De Granada. Ils ont parcouru en septembre dernier les 800 kilomètres qui séparent Roncevaux de Saint-jacques de Compostelle. Jusque là, rien d’exceptionnel, me direz-vous ? Sauf que le plus jeune des frères, Juan Luis, est handicapé à 96%. Il n’est autonome ni pour se déplacer, ni pour s’alimenter, ni pour un quelconque acte de la vie quotidienne. Il ne se déplace qu’en fauteuil roulant, poussé par quelqu’un d’autre. Les deux frères ont vécu une aventure épique qui les marquera jusqu’à la fin de leur vie.

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11500 km à pied sur le Trans Canada Trail

Trans Canada Trail : 25 ans, 11500 kilomètres à pied !

RandonnéeSarah Jacjson a 25 ans. Elle s’est lancée, en juin 2015, dans un projet peu commun : le Trans Canada Trail. 11500 kilomètres au total. Ce chemin de randonnée est le plus long au monde. Elle est la première femme à parcourir cet itinéraire depuis Victoria (Colombie Britannique) jusqu’à St John’s (Terre-Neuve et Labrador). Il lui reste encore 2700 kilomètres à cheminer.

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Le Noël des Pèlerins au long cours

Je vous souhaite un Joyeux Noël à tous, mes chers lecteurs, et vous remercie de suivre Joyeux Noëlmes publications. J’avais envie, pour cette journée de fête en famille, de mettre en lumière les aventures des pèlerins au long cours. Trois d’entre eux (à ma connaissance) cheminent toujours en cette fin d’année. Un quatrième vient de terminer un périple de plus de 5000 kilomètres. Alors j’ai une pensée spéciale pour eux en ce jour de Noël. Je leur souhaite de savourer chaque instant, chaque rencontre, chaque sensation de leur merveilleuse aventure. Et je m’incline devant leur courage et leur détermination à cheminer à une période de l’année qui n’est pas des plus clémentes. Lire la suite

Les hébergeurs à l’écran !

Sans eux, point de chemin. Les hébergeurs accueillent les pèlerins avec bienveillance, les bichonnent, les renseignent, les écoutent, les aident. Vous trouverez sur cette page des interviews vidéo de nos chers hébergeurs.

Pour commencer, cette interview de Véronique Pautrel, qui accueille les pèlerins à La Halte Pèlerine de Lectoure. Vidéo You Tube ajoutée le 13 mai 2016 : « L’ Office de Tourisme joue le reporter ! Chaque mois, en fonction de ce qui se passe dans la ville de Lectoure vous découvrirez le portrait d’un acteur ! Un moyen original de s’immerger dans la vie lectouroise et de découvrir les métiers, les savoir-faire, les établissements de ce qui participent à l’attractivité quotidienne et touristique de notre territoire.
Pour ce mois de Mai et avec l’arrivée des nombreux pèlerins sur Lectoure voici une immersion chez Véronique Pautrel qui accueille avec plaisir depuis 10 ans des marcheurs dans son gîte « la Halte Pèlerine ». Ce qu’elle aime dans son métier, c’est le contact humain, donner des conseils et être un repère pour toutes les personnes qu’elle rencontre ».

Annie Lautard tient le gîte « Au Fil de l’Eau » à Espalion. Elle apprécie de voir des gens du monde entier « c’est une réelle richesse au quotidien ». Elle essaye de rendre le plus de services possible aux pèlerins, de leur délivrer rapidement les informations pratiques, touristiques et de répondre à leurs questions. « C’est tout un univers le chemin. Ce n’est pas de la randonnée. Ceux qui partent randonneur, reviennent pèlerins. On apprend tous les jours quelque chose. Les gens font le chemin pour chercher quelque chose, mais qu’ils ont déjà la plupart du temps. Qu’ils soient dans cette recherche spirituelle ou non, à un moment ils se laissent embarquer par cette énergie positive. »

L’accueil des pèlerins par les hébergeurs from cc.estaing on Vimeo.

Maria accueille depuis 5 ans les pèlerins dans son gîte de 16 lits à Montréal du Gers. Elle est l’une des seules à garder son gîte ouvert pendant l’hiver…Un reportage audio de France Bleu Gascogne, par Théo Hetsch et Nelly Assenat. https://www.francebleu.fr/infos/societe/pelerins-de-saint-jacques-zoom-sur-ces-visiteurs-de-passage-en-gascogne-1482244931

Compostelle le livre des Merveilles

Bonjour et Joyeux Noël à tous,

Je profite de ce 24 décembre pour publier, avec l’accord des auteurs, les pages du Livre des Merveilles de Patrick Huchet (pour les textes) et Yvon Boëlle (pour les photographies) . Les auteurs parlent de mon expérience compostellane. Voici leurs bibliographies, extraites de leur dernier ouvrage.

Mon aventure sur les chemins dans Compostelle le livre des Merveilles 

Merci à Yvon Boëlle pour les photos de la couverture du livre et des pages me concernant!

Couverture de l'ouvrage de l'écrivain Patrick Huchet et du photographe Yvon Boëlle "Compostelle, le livre des Merveilles", paru aux éditions Ouest France en octobre 2014.

Couverture de l’ouvrage de l’écrivain Patrick Huchet et du photographe Yvon Boëlle « Compostelle le livre des Merveilles », paru aux éditions Ouest France en octobre 2014.

L’historien et le photographe

Patrick Huchet a suivi des études d’histoire avant de se tourner vers la recherche historique et l’écriture. Patrick est passionné d’art roman, amoureux des grands espaces et des paysages de montagne. Il sillonne les voies pèlerines de France et d’Espagne depuis 1996. Devenue une référence pour les pèlerins de Saint-Jacques, il est l’auteur de nombreux ouvrages publiés aux Editions Ouest-France. Parmi ces ouvrages, on note Sur les chemins de Compostelle, Sur les nouveaux chemins de Compostelle et Les templiers, une fabuleuse épopée. 

1996. Le photographe Yvon Boëlle s’élance sur les chemins de Compostelle au départ du Puy-en-Velay. Vingt ans plus tard, il les arpente encore. Cet ouvrage devrait être le point final à ces épopées, mais qui sait ? Photographe par passion, il ne cesse de parcourir les routes de l’Arc Atlantique. De la Galice à l’Ecosse, en revenant au pays qui l’a vu naître, la Bretagne. De nombreux ouvrages et magazines en sont le témoignage. Voir son site : http://www.yvon-boelle.com

Compostelle le livre des Merveilles : un grand MERCI à tous les deux !

Il est encore temps de foncer chez votre libraire pour pouvoir déposer ce livre au pied du sapin. 29,90 euros aux Editions Ouest France.

"Compostelle, le livre des Merveilles", page 122 & 123, dans le chapitre "Eloge de la marche sur les chemins de Saint Jacques.

« Compostelle le livre des Merveilles », page 122 & 123, dans le chapitre « Eloge de la marche sur les chemins de Saint Jacques.

"Compostelle, le livre des Merveilles", page 115, dans le chapitre "La vie quotidienne sur les chemins : une marche ouverte à l'émerveillement". Avec mes amis Gino le Suisse et Michel le Breton, devant le mythique Méson Cowboy, entre Astorga et Rabanal del Camino (Camino francés).

« Compostelle le livre des Merveilles », page 115, dans le chapitre « La vie quotidienne sur les chemins : une marche ouverte à l’émerveillement ». Avec mes amis Gino le Suisse et Michel le Breton, devant le mythique Méson Cowboy, entre Astorga et Rabanal del Camino (Camino francés).

 "Compostelle, le livre des Merveilles", page 156. Remerciements et Biographies.

« Compostelle le livre des Merveilles », page 156. Remerciements et Biographies.

"Compostelle, le livre des Merveilles", 4e de couverture. "De la naissance du pèlerinage à Santiago, au IXe siècle, à celui de son renouveau, au XXe siècle...Des splendeurs romanes de la chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe aux trésors baroques de la cathédrale de Lugo...Des rares photos de jacquets de 1948 et 1958 aux témoignages émouvants, vrais, de pèlerines et pèlerins d'aujourd'hui...De l'art de composer son sac à dos à celui de réussir cette délicieuse Tarta de Santiago...

« Compostelle le livre des Merveilles », 4e de couverture. « De la naissance du pèlerinage à Santiago, au IXe siècle, à celui de son renouveau, au XXe siècle. Des splendeurs romanes de la chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe aux trésors baroques de la cathédrale de Lugo. Des rares photos de jacquets de 1948 et 1958 aux témoignages émouvants, vrais, de pèlerines et pèlerins d’aujourd’hui. De l’art de composer son sac à dos à celui de réussir cette délicieuse Tarta de Santiago…

Richard et Vincent, père et fils sur le Camino

Après la publication de mes premiers articles sur mon chemin de Compostelle 2012 (Via Podiensis et Camino francés) dans le numéro 148 de la revue Globe-Trotters Magazine de l’association ABM (Aventuriers du bout du monde), j’ai proposé au comité de rédaction de l’association une série de portraits de pèlerins de Compostelle dans le cadre du numéro spécial « Sur les Chemins de… » N°150 de juillet-août 2013. 

Après un article intitulé "La magie des chemins de Compostelle" dans le numéro 148, Globe-Trotters Magazine publie dans son numéro 150 une série de portraits de pèlerins rencontrés sur la voie du Puy et le Camino Francés en 2012. Page 2.

Père et fils sur le Camino. Après un article intitulé « La magie des chemins de Compostelle » dans le numéro 148, Globe-Trotters Magazine publie dans son numéro 150 une série de portraits de pèlerins rencontrés sur la voie du Puy et le Camino Francés en 2012. Page 2.

Père et fils sur le Camino à l’unisson

Ils cheminent à l’unisson. Tantôt l’un, tantôt l’autre ouvre la marche. Ils sont équipés de sacs à dos, capes de pluie, sacs de couchage identiques. Ils ne se quittent jamais, s’adaptent au rythme de l’autre, soutiennent l’exercice physique et moral de l’autre, décident, ensemble, sereinement, de leur étape du lendemain le soir à la veillée. Complices, Richard, 70 ans, et Vincent, 40 ans, père et fils, se sont immergés dans l’aventure compostellane en deux grandes étapes : du Puy-en-Velais à Roncevaux en octobre 2011, de Roncevaux à Santiago de Compostelle en octobre 2012.

Globe-Trotters Magazine : Lequel d’entre vous a eu cette idée ?

Vincent : Moi. Je voulais entreprendre quelque chose. Je le sentais, sans trop savoir quoi, ni pourquoi. J’ai vu un reportage sur Compostelle. Et là, je me suis dit : “c’est ça que je veux faire”.

Richard : Vincent nous a exposé son projet. Il n’avait pas envie de partir seul. Alors ma femme m’a dit : “pourquoi ne partirais-tu pas avec ton fils ?”. Et voilà comment, à mon âge, malgré mes douleurs au dos et aux genoux, je me suis lancé dans cette folle aventure.

Col de San Roque, entre O Cebreiro et Triacastela (Camino francés), ou le début d'une journée pluvieuse qui verra Richard et Vincent arriver trempés jusqu'aux os et aux bout des orteils au gîte de l'étape. © Fabienne Bodan

Père et fils sur le Camino. Col de San Roque, entre O Cebreiro et Triacastela (Camino francés), ou le début d’une journée pluvieuse qui verra Richard et Vincent arriver trempés jusqu’aux os et aux bout des orteils au gîte de l’étape. © Fabienne Bodan

Votre complicité est émouvante. Marcher ensemble vous a permis d’aller jusqu’au bout ?

Richard : L’an dernier, mon genou s’est bloqué. Heureusement qu’un soir, dans un gîte, j’ai rencontré un kinésithérapeute qui me l’a remis en place. Je ne pouvais pas arrêter, car Vincent aurait dû faire de même. Je n’avais pas le droit de compromettre son projet. Soit nous parvenions ensemble à destination, soit nous arrêtions tous les deux.

Vincent : L’an dernier, mon père s’est blessé. Cette année, c’est moi, avec cette tendinite qui a bien failli m’empêcher d’arriver à Santiago. A mon tour, je ne pouvais pas renoncer, ni pour moi, ni pour lui. Pas si près du but.

Que retirez-vous de ce voyage ?

Richard, Vincent : Pour nous, il s’agissait d’un défi physique. Une randonnée au long cours pour aller jusqu’au bout de nous-mêmes. En rentrant, nous avons attaqué Roanne-Thiers, une marche de 57 kilomètres dont la première édition a eu lieu en 1925. Le départ a lieu à minuit, il faut arriver avant midi. Avec nos 800 kilomètres du Camino francés, nous étions entraînés !

La cathédrale de Saint Jacques de Compostelle n'est plus qu'à 4 kilomètres. Mais Richard et Vincent savourent déjà la joie inénarrable de l'arrivée ! © Fabienne Bodan

Père et fils sur le Camino. La cathédrale de Saint Jacques de Compostelle n’est plus qu’à 4 kilomètres. Mais Richard et Vincent savourent déjà la joie inénarrable de l’arrivée ! © Fabienne Bodan

Propos recueillis par Fabienne Bodan