Récit de pèlerinage sur le Camino del Invierno : sommaire

Camino del Invierno étape 5

Pour faciliter votre navigation dans les méandres de ce site, ce sommaire vous aidera à accéder au récit de pèlerinage sur le Camino del Invierno (compte-rendu journalier de mes étapes, avec vidéos, photos et informations pratiques), de Ponferrada à Saint-Jacques de Compostelle (juillet 2016). Il vous suffit de cliquer sur l’étape qui vous intéresse. Buen camino !

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Camino de Madrid : étape 4, de Mataelpino à Cercedilla

De Mataelpino à Cercedilla, une courte étape d’une vingtaine de kilomètres avec les montagnes en point de mire avant d’attaquer la seule étape difficile de ce chemin de Madrid, celle qui franchit le col de la Fuenfria (1795 mètres). Aujourd’hui, une jeune trentenaire coréenne, Kim, a rejoint le trio. Elle apprécie la cuisine européenne, et sa gourmandise n’a rien à envier à celle de mes deux compagnons Christa et Jacques. Traditionnellement, le dimanche est le jour des « churros » dans notre trio (et tout particulièrement pour le duo qui m’accompagne !). Kim n’est pas en reste. Le quatuor s’offre une halte chocolatée, grasse et sucrée à Navacerrada, station de ski très fréquentée par les Madrilènes !

Et aussi la vidéo de notre jeune coréenne, Kim pour la même étape :

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Camino de Madrid : étape 3, de Colmenar Viejo à Mataelpino

Aujourd’hui, seconde étape du Camino de Madrid, entre Colmenar Viejo et Mataelpino…sous la pluie (battante à certains moments). Un chemin de sable et de pierres, bordé d’un mur de pierres, avec les montagnes enneigées se rapprochant à chaque pas. Le trio des Mousquetaires de la Via de la Plata s’est reformé pour l’occasion, et nous dédions ce chemin à nos amis Québécois Rachel et Jean-Paul, initiateurs de ce projet auquel ils ont du renoncer.

A la sortie de Colmenar Viejo...

A la sortie de Colmenar Viejo…

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, dit l’adage. Depuis notre arrivée à Madrid, la météo virevolte et nous montre toutes ses facettes. 10 degrés les premiers jours, une température à enfiler toutes nos épaisseurs. Puis soudain 17 à 18 degrés pour une première étape ensoleillée. Après une nuit confortable, un dîner raffiné pour la modique somme de 12 euros et un petit déjeuner copieux, la pluie marque cette seconde journée. Nous envisagions de nous arrêter à Manzanares, mais l’albergue parroquial est désormais fermée.

Pont médiéval entre Colmenar Viejo et Manzanares El Real. © Fabienne Bodan

Pont médiéval entre Colmenar Viejo et Manzanares El Real. © Fabienne Bodan

Alors nous marcherons jusqu’à Mataelpino, où nous retrouverons un logement plus adapté au porte-monnaie des pèlerins : l’albergue municipale, en plein centre du village, propose 16 lits en dortoir pour 8 euros la nuit. Nous n’avons pas encore retrouvé les automatismes du chemin, peinant à retrouver rapidement les affaires dont nous avons besoin. Le chemin conduisant à Manzanares est composé de sable et de pierres. Il commence à prendre progressivement de l’altitude : dans deux jours, nous franchirons le point le plus haut de tous les chemins jacquaires espagnols, le Puerto de la Fuenfria, 1795 mètres. Il semble encore enneigé. Mais après-demain est un autre jour…La pluie ne se lasse pas de tomber toute la journée, parfois presque imperceptible, parfois battante. Mais le pèlerin marche sous tous les temps. Nous nous réfugions dans un bar de Manzanares juste avant la chute de trombes d’eau. Le serveur se fait pressant. Nous n’avons pas eu le temps de déposer nos sacs qu’il souhaite enregistrer notre commande. Il nous faut nous réchauffer. Nous sommes déjà très humides. Tortillas, croquetas de patatas, pincho de jamon serano accompagnés d’une boisson chaude et nous sommes prêts à affronter à nouveau le mauvais temps. Qui, étranger à ces chemins, peut comprendre ce qui pousse un marcheur à braver les intempéries, plutôt que de rester confortablement au chaud ?

Au loin, les premières cimes enneigées, avant d'arriver à Mataelpino. © Fabienne Bodan

Au loin, les premières cimes enneigées, avant d’arriver à Mataelpino. © Fabienne Bodan

Nous avons rencontré Kim au Gran Hostal Chiscon de Colmenar Viejo. Pas difficile d’identifier un pèlerin ! Cette jeune femme coréenne se promène avec une Go Pro et propose sur You Tube des images de ses étapes. En coréen, certes, mais on peut toujours admirer les images !

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Camino de Madrid : étape N°2, de Fuencarral à Colmenar Viejo

Dès la sortie de Fuencarral (donc de la banlieue madrilène), l’on chemine en pleine nature sur des sentiers. Le Camino de Madrid est extrêmement bien balisé, surtout jusqu’à la province de Valladolid, et d’une flèche (ou borne) on aperçoit la suivante. Impossible donc de se tromper.

Camino de Madrid, étape N°2, au départ de Fuencarral, le "Camino de Canada" © Fabienne Bodan

Camino de Madrid, étape N°2, au départ de Fuencarral, le « Camino de la Canada » © Fabienne Bodan

Vous avez pu lire la genèse de ce nouveau projet de camino, dont l’initiative revenait à un couple d’amis québécois, Rachel et Jean-Paul. Ils ont du renoncer à ce projet en dernière minute pour raison de santé, aussi lorsque nous lisons Camino de la Canada, nous avons une pensée émue pour eux

Camino de Madrid, étape N° 2 : dès la sortie de Fuencarral, l'on chemine sur des sentiers en pleine nature © Fabienne Bodan

Camino de Madrid, étape N°2 : dès la sortie de Fuencarral, l’on chemine sur des sentiers en pleine nature © Fabienne Bodan

Nous avons découpé nos premières étapes un peu différemment. Je préfère commencer en douceur, et cela nous a permis d’éviter deux étapes de respectivement 27 (Tres Cantos à Manzanares) et 33 kilomètres (Cercedilla à Segovia) lors des 4 premiers jours. En outre, l’auberge pour pèlerins (paroissiale) est désormais fermée. D’où l’idée d’un petit entraînement pour sortir de Madrid (jusqu’à Fuencarral) et pouvoir y repasser une soirée avant de se lancer définitivement dans le camino, et une seconde étape de Fuencarral à Colmenar Viejo (23,8 kms), une troisième de Colmenar Viejo à Mataelpino (22,8 kms) et une quatrième de Mataelpino à Cercedilla (15 kilomètres), avant d’attaquer la montée vers le Puerto de la Fuenfria (1795m) et la seule étape éprouvante de ce chemin, de Cercedilla à Segovia (33 kms).

Le première borne kilométrique du Camino de Madrid (il faut y rajouter une quinzaine de kilomètres pour un départ du centre de la capitale espagnole © Fabienne Bodan

Le première borne kilométrique du Camino de Madrid (il faut y rajouter une quinzaine de kilomètres pour un départ du centre de la capitale espagnole) © Fabienne Bodan

Premier « Mojon« . Souriez, vous êtes de retour sur le camino, ses « flechas amarillas et ses mojones (bornes kilométriques). Ici, tout est intact. Pas de tags, pas de pillage de plaques. L’avantage d’un chemin peu fréquenté !

Premier franchissement d'un arroyo à gué, entre Très Cantos et Colmenar Viejo. Les blocs de granit facilitent le passage © Fabienne Bodan

Premier franchissement d’un arroyo à gué, entre Très Cantos et Colmenar Viejo. Les blocs de granit facilitent le passage © Fabienne Bodan

« En abril, aguas mil« . Selon le dicton espagnol, le mois d’avril marque la pleine saison des pluies. Nous avons été épargnés par la pluie, mais souffert du froid. Les arroyos (ruisseaux) débordent  donc légèrement, et les blocs de granit permettent de les franchir à gué sans difficulté !

Une Via Pecuaria est une voie de transhumance utilisé par les bergers pour mener le le bétail caprin, ovin et bovin d'un lieu traditionnel de pâturage à un autre © Fabienne Bodan

Une Via Pecuaria est une voie de transhumance utilisé par les bergers pour mener le le bétail caprin, ovin et bovin d’un lieu traditionnel de pâturage à un autre © Fabienne Bodan

Première étape sans difficulté, pour se remettre dans l’ambiance du chemin. C’est plat, sans asphalte, tranquille, peu fréquenté (nous ne sommes que trois), bien balisé. A Colmenar Viejo, il n’y a pas d’auberge, mais un hôtel confortable, le Gran Hostal Chiscon. Attention, cependant, car pour un pèlerin solitaire, la note peut être salée (44 euros la nuit, petit-déjeuner inclus).

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Camino de Madrid : étape 1, de Madrid à Fuencarral

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A l’auberge de jeunesse le Cats Hostel de Madrid, non loin de la Puerta del Sol et de la plaza Mayor madrilène, le petit déjeuner n’est servi qu’à partir de 8h. Il n’a rien d’un solide petit déjeuner pour pèlerin : tout y est industriel et sous vide, brioche, croissant, pain de mie, jusqu’à la poudre d’orange digne du Tang de la jeunesse des cinquantenaires. Nous avons parcouru les premiers kilomètres de ce camino de Madrid hier soir, en revenant de notre excursion au cañon del Rio Lobos. Une petite mise en jambe, initialement prévue jusqu’à Fuencarral.

La place de Santiago, point de départ du Camino de Madrid vers Compostelle et du Camino d'Uclès, vers le monastère du même nom © Fabienne Bodan

La place de Santiago, point de départ du Camino de Madrid vers Compostelle et du Camino d’Uclès, vers le monastère du même nom © Fabienne Bodan

C’était sans compter la difficulté de localiser le point de départ. Si certains guides suggèrent un départ de la Puerta del Sol, nous souhaitions un lieu plus symbolique et spirituel. Quoi de plus approprié que de démarrer de l’église de Santiago ?

Eglise de Santiago, plaza de Santiago, non loin du Palacio Real, Madrid © Fabienne Bodan

Eglise de Santiago, plaza de Santiago, non loin du Palacio Real, Madrid © Fabienne Bodan

A la cathédrale, on nous indique qu’elle est située après le Palais Royal. Après quelques tâtonnements, un policier municipal nous indique la direction de l’église recherchée. Une statue de Saint-Jacques nous accueille. Premiers tampons sur nos crédentiales à la sacristie. Premières images de ce nouveau camino. Il est déjà 18h45.

Camino de Madrid. Le premier sello gentiment tamponné dans la sacristie de l'église de Santiago, Madrid. © Fabienne Bodan

Camino de Madrid. Le premier sello gentiment tamponné dans la sacristie de l’église de Santiago, Madrid. © Fabienne Bodan

Calle Mayor. Plaza de Cibeles. Paseo de Recoletos. Et un paseo de la Castellana interminable ! La sortie de ville n’a rien d’enchanteur. Nous nous fixons un challenge : au premier qui trouvera la première flèche jaune de ce chemin. Plaza de Castilla, les tours penchées de Kio. Et soudain, la première flèche. Nous reprenons le métro vers la plaza Mayor. Direction, le Mercado San Miguel, où une multitude de petits stands proposent d’appétissants tapas : empanadas, croquetas, pimientos de Padron, boquerones fritos, pulpo à la plancha, chorizo, jamon serrano, mini-saucissons, de quoi ravir les papilles d’un pèlerin !

Camino de Madrid : la première flèche du chemin, au bout de 6 kilomètres, après les tours penchées...

Camino de Madrid : la première flèche du chemin, au bout de 6 kilomètres, après les tours penchées…

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Camino de Madrid : l’arrivée à Madrid

Ce Camino de Madrid fut un chemin court. Je vous propose donc un récit de pèlerinage sous forme de diaporamas, dont la réalisation prend…un certain temps, et s’avère donc difficilement envisageable sur de longs chemins…

Souriez, vous êtes à Madrid, et plus particulièrement sur la Plaza Mayor ! © Fabienne Bodan

Souriez, vous êtes à Madrid, et plus particulièrement sur la Plaza Mayor ! © Fabienne Bodan

11 avril 2016. 17h45. Je décolle de Paris, pour atterrir à Madrid deux heures plus tard. Jacques, lui, s’envole de Nantes. Il arrivera à destination 5 minutes avant moi. Avant d’effectuer nos premiers pas sur le chemin, nous passerons une première journée à Madrid, en attendant Christa. Puis nous partirons pour une petite excursion vers le Cañon del Rio Lobos pour deux jours.

Le Mercado San Miguel, tapas, vino et atmosphère...© Fabienne Bodan

Le Mercado San Miguel, tapas, vino et atmosphère…© Fabienne Bodan

Mais pour commencer notre séjour, nous avons une envie de tapas ou, comme on dit à Madrid, de pinchos. Alors, direction le Mercado San Miguel (voir ma fiche informations pratiques et bonnes adresses).

Mercado San MIguel, Madrid. Empanadas © Fabienne Bodan

Mercado San Miguel, Madrid. Empanadas © Fabienne Bodan

On peut être pèlerin et néanmoins visiteur lorsque l’on ne marche pas, n’en déplaise à celui qui m’a laissé un jour un commentaire lorsque je parlais de la dégustation de tapas et de la visite de Madrid : « alors, on se goinfre et on se balade » ? Je vous laisse apprécier la délicatesse des propos… Et bien, moi, j’aime découvrir les gens, la culture sous toutes ses formes, les monuments, la nature, la gastronomie, (et bien plus encore car je me passionne pour l’énergie des lieux, leur histoire, les relations entre différents lieux dits sacrés), car si je considère ces longues marches comme une aventure intérieure en adéquation avec la nature, j’accorde également beaucoup d’importance aux rencontres et aux moments partagés, à la découverte des villes et villages traversés et à toutes les spécificités du pays ou de la région.

Le Palacio Real de la famille royale espagnole © Fabienne Bodan

Le Palacio Real de la famille royale espagnole © Fabienne Bodan

Du Palais Royal à la Cathédrale Nuestra Señora de la Almudena, il n’y a qu’un pas.

Cathédrale Nuestra Señora de la Almudena, Madrid © Fabienne Bodan

Cathédrale Nuestra Señora de la Almudena, Madrid © Fabienne Bodan

Mon parapluie trouvera, comme moi, porte close face au Palais Royal.

Ce jour-là, mon parapluie se fit volant, s'accrochant aux grilles du Palais Royal madrilène...© Fabienne Bodan

Ce jour-là, mon parapluie se fit volant, s’accrochant aux grilles du Palais Royal madrilène…© Fabienne Bodan

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Via de la Plata : le retour

C'est promis, Saint-Jacques, je reviendrai ! © Fabienne Bodan

C’est promis, Saint-Jacques, je reviendrai ! © Fabienne Bodan

J'ai l'air un peu sérieux sur cette photo. Une de mes amies a perdu son frère de 50 ans pendant que mon chemin, j'ai appris aussi le décès d'une autre amie. Alors c'est ma façon de penser à eux © Fabienne Bodan

J’ai l’air un peu sérieux sur cette photo. Une de mes amies a perdu son frère de 50 ans pendant mon chemin, j’ai appris aussi le décès d’une autre amie. Alors c’est ma façon de penser à eux © Fabienne Bodan

Pour la paix dans le monde et la fin des folies destructrices © Fabienne Bodan

Pour la paix dans le monde et la fin des folies destructrices © Fabienne Bodan

31 Mai 2015 : Bonjour à tous et bonne fête à toutes les mamans

Après la séparation, puis le départ de Santiago vient l’arrivée au bercail, avec des sentiments mitigés. Certes, toute aventure loin de ses bases se termine un jour, si belle soit-elle. Et alors il faut se réadapter à la sédentarité du corps et de l’esprit. Mission délicate lorsque l’on se sent foncièrement nomade ! Avant de quitter Santiago de Compostela, j’ai tenu une promesse faite à l’une de mes amies dont le frère est décédé lorsque j’étais en chemin. J’ai enfin trouvé de vraies bougies (et non les loupiotes électriques qui restent allumées 3 jours pour quelques euros) à la Colexiata do Sar, sise à l’arrivée de la Via de la Plata. J’en ai allumé 3 : la première (à gauche) pour Eric ; la seconde (au milieu) pour Franck, Bernard, Guy, Hubert, Marie – Thérèse, Monique, membres de ma famille ou amis décédés depuis début 2014 ; la troisième (à droite) pour le peuple syrien (avec une pensée spéciale pour Manwar, Nouraldin, Moutasm et leurs proches) et tous les peuples sauvagement massacrés au nom du N.O.M.

Toute notion d’humanité serait-elle en train de disparaître dans notre civilisation en perdition ? Comment transformer l’humanité, la fraternité, la solidarité, l’écoute complice et sans jugement, le respect des autres, de la nature et de soi-même vécus sur ces chemins vers Compostelle en acte fondateur d’un mouvement de refus catégorique de la barbarie et des bassesses humaines ?

Dans le bus qui nous conduit de Saint Jacques de Compostelle à Porto, où nous prendrons l'avion pour Nantes. © Fabienne Bodan

Dans le bus qui nous conduit de Saint Jacques de Compostelle à Porto, où nous prendrons l’avion pour Nantes. © Fabienne Bodan

Dernière soirée. Nous trinquons à la santé de notre amie Christa © Fabienne Bodan

Dernière soirée. Nous trinquons à la santé de notre amie Christa © Fabienne Bodan