Guide des chemins de pèlerinage du monde : la critique du sociologue québécois Michel O’Neill

Michel O’Neill est sociologue, professeur émérite de l’Université Laval où il a enseigné pendant 30 ans dans le domaine de la santé et chercheur à la Chaire Jeunes et Religions de l’université de la ville de Québec. Il a parcouru deux fois les chemins de Compostelle (en 2003 depuis le Puy-en-Velay et en 2013 depuis Paris). Il est l’auteur du livre « Entre St-Jacques-de-Compostelle et Ste-Anne-de-Beaupré, la marche pèlerine québécoise depuis les années 1990 » , paru aux Presses de l’Université Laval. Nous avions présenté son ouvrage de référence sur ce site fin 2017. Il nous livre sa critique du Guide des chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan, paru aux Éditions Ouest-France fin octobre 2018.

Michel O’Neill m’a fait l’honneur de publier une critique de mon Guide des chemins de pèlerinage du monde sur sa page Facebook intitulée Le Serein Pèlerin. Avec son accord, je reproduis ici son analyse sans la moindre intervention. J’y ai simplement ajouté des têtes de chapitre pour en faciliter la lecture. Un grand merci à Michel qui participera du 5 au 7 avril 2019 au Forum des chemins de pèlerinage à Paris (Forum 104). Il interviendra également avec son compatriote Éric Laliberté, cofondateur du site Bottes et Vélo, dans un atelier sur le thème des Pèlerins du monde que j’aurai l’honneur d’animer.

Introduction

À propos de l’ouvrage de Fabienne Bodan «Guide des chemins de pèlerinage du monde», Rennes, Éditions Ouest-France, 472 pages, 2018. En librairie au Québec : 59,99$ plus taxes. En commande directe auprès de l’auteure depuis le Québec : autour de 65$ (http://cheminsverslesacre.com/, copie dédicacée).

À la toute fin de 2018 paraissait cet ouvrage remarquable qui fera sans doute époque. Je l’analyse ici du double point de vue d’un marcheur et sociologue québécois qui s’intéresse à ce que j’ai appelé la marche pèlerine (https://www.pulaval.com/…/la-marche-pelerine-quebecoise-dep…). J’ai forgé cette expression pour désigner la longue randonnée en milieu habité mise à la mode par la recrudescence de popularité du pèlerinage vers St-Jacques-de-Compostelle vers la fin des années 1980, afin de faire ressortir que ce type de longue randonnée n’a plus nécessairement comme destination un sanctuaire sacré, religieux ou non, comme l’est encore le pèlerinage. Je parle d’abord de la facture du livre puis de son organisation pour, finalement, m‘attarder à son contenu.

Guide des Chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan aux Éditions Ouest-France
Fabienne Bodan, webmaster des sites http://pelerinsdecompostelle.com et http://cheminsverslesacre.com a publié fin 2018 un Guide des Chemins de pèlerinage du monde de 480 pages sur les 5 continents (et 43 pays).

Plutôt qu’un guide, un répertoire…

C’est sans contredit un très «beau livre» : papier glacé, couleur, photographies spectaculaires et des dizaines de cartes originales par Morgane Gransard, remarquables à la fois pour leur clarté et leur esthétisme. Le titre en est toutefois un peu trompeur : ni le poids de l’ouvrage, ni son degré de précision ne permettent de l’utiliser comme outil de marche sur le terrain, ce que l’expression «guide» pourrait porter à penser. Ce n’était vraisemblablement pas son intention et peut-être que le mot «répertoire» aurait été préférable car l’ouvrage fournit suffisamment d’information pour permettre au marcheur potentiel de repérer les ressources nécessaires à la planification détaillée de son périple. C’est de fait une sorte de catalogue qui, même s’il ne prétend pas à l’exhaustivité, élargit de manière extraordinaire l’horizon des parcours auxquels, tant le marcheur que toute personne intéressée par la marche pèlerine de n’importe où sur la planète, peut s’intéresser.

Guide chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan (extrait page Europe)
Guide chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan (extrait page Europe) : France, Italie, République Tchèque, Allemagne…

Un ouvrage en trois parties

Pour ce faire, l’ouvrage est divisé en trois parties : une première où l’on trouve d’entrée de jeu un mode d’emploi de l’ouvrage, un sommaire et une introduction. Dans la seconde, de loin la plus considérable, est offerte, continent par continent (Europe, Asie, Amérique, Océanie, Afrique), la description des presque 800 parcours répertoriés. Dans la troisième, à la fin, divers outils sont proposés permettant de naviguer facilement dans l’ouvrage ou de pousser plus loin la documentation des parcours qui ont suscité notre curiosité. On y trouve une liste des cartes, une bibliographie, une liste en 35 pages de tous les chemins couverts avec une phrase le résumant. Mais aussi des pictogrammes quant aux types de personnes qui peuvent le parcourir (marcheur, cycliste, cavalier ou marin) et la page où le retrouver. Des remerciements. Des indications sur comment des sites internet démarrés par l’auteure complètent l’ouvrage.

Se retrouver est un jeu d’enfant, à un bémol près…

Et, finalement, une table des matières en quatre pages où tous les chemins sont accessibles d’un rapide coup d’œil. Un code de couleurs sur la tranche du livre facilite encore plus sa consultation. L’ensemble des outils reprenant toujours le même ordre de présentation, s’y retrouver est donc un jeu d’enfant. À un bémol près : on annonce d’entrée de jeu (p.4) que les adresses internet de la plupart des chemins sont disponibles. Mais cela prend un certain temps avant de réaliser qu’elles se retrouvent dans la bibliographie. Si cette dernière n’avait inclus que les ouvrages papier ou les sites généraux, et si l’adresse internet de chaque parcours avait été mentionnée soit lorsqu’il est traité dans le corps du texte, soit dans la liste de 35 pages les résumant tous, cela en aurait facilité la consultation.

Fabienne Bodan à Fisterra
Fabienne Bodan, auteure du Guide des chemins de pèlerinage du monde, à Fisterra, le Finistère espagnol. La fin mythique du chemin. Avec notre mascotte de la Via de la Plata (point de départ : Séville) où les cigognes et leurs nids géants perchés sur le toit des églises nous ont accompagnés sur 1000 kilomètres. Mai 2015. © Fabienne Bodan

Une quête existentielle pour point de départ

Au contenu maintenant. L’introduction est écrite comme le reste de l’ouvrage dans le style précis, concis et attrayant de la journaliste d’expérience. Elle nous explique ce qui, dans sa vie personnelle et professionnelle, a suscité le désir de se lancer dans l’entreprise un peu folle de cet ouvrage immense. Comme pour beaucoup de pèlerin-es, une sorte de quête existentielle, souvent un peu diffuse, la propulse en 2012 sur la Via Podiensis des chemins de Compostelle. Elle y retournera à plusieurs reprises par la suite. Elle y consacre maintenant (en partie, NDLR) sa vie professionnelle, en élargissant son horizon à l’ensemble des chemins de pèlerinage de la planète. Le sociologue en moi aurait aimé un peu plus de détails sur sa définition de «sacré» et de «chemin de pèlerinage». De même que sur la manière dont elle s’y est pris pour repérer les presque 800 chemins retenus et pour décider d’inclure ou non dans son livre les parcours ainsi trouvés. Comme il n’y a aucune «… prétention à l’exhaustivité (p.9)» et comme le livre est déjà un véritable coffre aux trésors d’information, c’est toutefois un moindre mal.

Guide chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan, mode d'emploi
Guide chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan, mode d’emploi.

Une ouverture aux autres cultures, traditions religieuses ou approches du sacré

La description des chemins, présentée par continent, suit toujours la même logique : d’abord les chemins qui parcourent plusieurs pays suivis des chemins à l’intérieur des pays. Quelque 415 pages sont dévolues à la description de ces itinéraires, parfois détaillée, parfois plus synthétique, toujours concise et informative. Près de 60% sont consacrées à l’Europe, l’origine française et chrétienne de l’auteure ayant inévitablement joué. Cela laisse néanmoins plus de 40% d’itinéraires non-européens, témoignant de sa réelle ouverture aux autres cultures, traditions religieuses ou approches du sacré. En sus des descriptions et des cartes, on retrouve fréquemment des encarts «en pratique», qui donnent des détails plus précis pour qui veut davantage d’information afin de pérégriner sur tel ou tel itinéraire, de même qu’une nomenclature de certains «lieux sacrés» qui le jalonnent.

"Guide chemins de pèlerinage du monde" de Fabienne Bodan aux Éditions Ouest-France, chapitre Amérique.
« Guide chemins de pèlerinage du monde » de Fabienne Bodan aux Éditions Ouest-France, chapitre Amérique.

20 pages consacrées aux chemins québécois

Pour l’Amérique du Nord, près de 20 pages sont consacrées aux divers chemins québécois (deux pour les chemins ailleurs au Canada et 10 pour ceux aux États-Unis…). Comme c’est un sujet que je connais bien, il m’a permis de mesurer jusqu’où l’auteure comprenait ce qui se passe dans un endroit qui n’est pas sa France natale. À quelques petites erreurs près, le test est réussi haut la main. Il permet de croire que le même degré de précision et de fiabilité a été appliqué dans le reste de l’ouvrage, ce qui est fort rassurant. Aux personnes du Québec qui souhaitent élargir la palette des itinéraires où elles pourraient pratiquer la marche pèlerine à travers le monde, il offre ainsi de fabuleuses possibilités tout en permettant aux gens de l’extérieur de préparer leur séjour québécois en comprenant les divers types d’itinéraires qui s’y offrent à eux.

Site web Chemins vers le Sacré de Fabienne Bodan
Site web Chemins vers le Sacré de Fabienne Bodan. Il accompagne le Guide des chemins de pèlerinage du monde de la même auteure.

Un regret : l’absence d’une version électronique

En conclusion, un des inconvénients de tout répertoire papier demeure qu’aussitôt imprimé il n’est plus à jour, la situation évoluant sans cesse surtout quand on fait le choix de prendre la planète comme territoire à couvrir. On peut donc déplorer que l’éditeur n’ait pas choisi de faire aussi une version électronique de l’ouvrage, plus facile à mettre à jour et à acheter quand on vit hors de la France. Attendu son statut de langue internationale qui permettrait d’élargir très significativement le public lecteur de ce livre dont je ne connais aucun équivalent ailleurs, une version dans la langue de Shakespeare connaîtrait sans doute un vif succès. Finalement, comme l’auteure a mis sur pied, en complément au livre, un site internet et une page d’échanges multilingues sur Facebook pour lesquels elle a de grandes ambitions, cela lui permettra au besoin de faire des corrections ou la mise à jour de certaines informations en plus d’offrir un espace international d’échanges sur la marche pèlerine.

Guide chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan (Sommaire)
Guide chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan : sommaire de l’ouvrage.

On ne peut donc que saluer bien bas la parution de l’ouvrage et de ses compléments internet en s’émerveillant de la quantité titanesque de travail accompli par l’auteure dans un laps de temps somme toute fort limité. À lire à tout prix donc, où que vous soyez sur la planète, si la marche pèlerine vous intéresse.

Michel O'Neill, auteur de « Entre Saint-Jacques-de-Compostelle et Sainte-Anne-de-Beaupré – La marche pèlerine québécoise depuis les années 1990 »
Michel O’Neill, auteur de « Entre Saint-Jacques-de-Compostelle et Sainte-Anne-de-Beaupré – La marche pèlerine québécoise depuis les années 1990 », paru aux aux Presses de l’Université Laval, à Québec (janvier 2017).

Michel O’Neill
Le Ser(e)in pèlerin
Chercheur autonome membre de la Chaire Jeunes et religions, Université Laval
Québec

Quelques réponses de l’auteure…

Je profite de l’outil internet pour répondre en direct à certains points soulevés très justement par Michel.

  1. L’emploi du terme « Guide ». Il est relatif aux informations résolument pratiques qu’il contient. Mais en aucun cas, je n’imaginais que mes lecteurs puissent l’emporter avec eux sur les chemins ou en voyage. C’est un ouvrage que l’on consulte chez soi, bien confortablement installé. Il a pour vocation de susciter de nouvelles envies de voyages et de cheminements vers le Sacré.
  2. Les adresses internet de la plupart des chemins. J’admets tout à fait la critique de Michel à ce sujet. Si nous avons décidé avec l’éditeur de concentrer toutes ces URL à la fin de l’ouvrage dans la bibliographie, c’est pour une raison simple. Si nous devions effectuer une mise à jour de cet ouvrage et en publier une deuxième édition, il serait beaucoup plus facile d’actualiser toutes ces données, somme toutes volatiles, concentrées dans ces quelques pages. Dans le cas contraire, il faudrait corriger chaque page, ce qui engendrerait un surcroît de travail pour les maquettistes. C’est aussi pour cette raison que nous avons décidé de ne pas citer les coordonnées des créateurs de chemins (téléphones, e-mails). Un bon compromis pouvait être d’intégrer les URLs des sites web dans les 35 pages listant les chemins de manière synthétique.
  3. Près de 60% sont consacrées à l’Europe, l’origine française et chrétienne de l’auteure ayant inévitablement joué. Non, c’est tout simplement parce que sur certains continents il y a beaucoup moins de chemins de pèlerinage, du moins ne les ai-je pas trouvés. En outre, l’accès à l’information n’est pas toujours aisé, et le temps et la place dont je disposais (au départ 384 pages) ne m’ont pas permis de pousser plus loin mes investigations, du moins pour cet ouvrage. Et parfois, il n’existe pas de traditions de pérégrination au long cours vers les sanctuaires. Je n’ai retenu, sauf exceptions, que les itinéraires dont la distance excède les 100 kilomètres.
  4. Version électronique de l’ouvrage. Elle relève du seul choix de l’éditeur. En effet, j’ai constaté la difficulté pour les résidents non-européens de se procurer l’ouvrage. J’essaye d’expédier des exemplaires dédicacés à ceux qui m’en font la demande, mais nous nous heurtons aux frais de virement internationaux rédhibitoires eu égard au prix du livre.
  5. Mise à jour de l’ouvrage. Selon moi, on ne peut plus à l’heure actuelle écrire un livre ou fabriquer un quelconque produit sans l’accompagner d’un site web et d’une présence sur les réseaux sociaux. Tout cela représente un énorme travail supplémentaire, surtout quand l’auteur-e se charge de l’ensemble. Ce qui est mon cas. Je réfléchis à l’usage du site qui accompagne le guide, Chemins vers le Sacré, pour les mises à jour du guide. Toutes les suggestions, tant sur le fond que sur la forme, sont les bienvenues.
  6. Espace international d’échanges sur la marche pèlerine. Tout reste à construire. Mais l’idée d’une plateforme internationale commune me semble évidente. Il faudra cependant trouver soit des bénévoles soit des financements pour mener ce projet à bien.
  7. Versions de l’ouvrage en d’autres langues. À commencer par l’anglais. C’est mon voeu le plus cher. Le positionnement de l’ouvrage, et l’engouement des anglophones du monde entier pour les chemins de pèlerinage justifierait en effet la traduction de cet ouvrage en anglais, mais aussi en d’autres langues. Là aussi, cela relève de la volonté et de la décision de l’éditeur. Tout dépendra certainement du succès du guide dans sa version française.
Guide chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan (extrait page Afrique)
Guide chemins de pèlerinage du monde de Fabienne Bodan (extrait page Afrique) : Éthiopie, Algérie, Tunisie.

Points de départ des pèlerins pour Compostelle

  • 327.342 compostelas délivrées en 2018 (301.036 en 2017), dont 93,49% à des marcheurs, 6,35% à des cyclistes, 0,10% à des cavaliers
  • Dernière année jacquaire (2010) : 272.135 compostelas délivrées

Après avoir analysé diverses données dans un précédent article, nous nous attachons dans celui-ci à l’étude des principaux points de départ des pèlerins pour Compostelle en 2018.

Bureau des pèlerins Saint-Jacques de Compostelle
Bureau des pèlerins Saint-Jacques de Compostelle © Fabienne Bodan

Les 23 premiers points de départ (85,71% des pèlerins)

Nota : J’ai sélectionné arbitrairement certains points de départ, le calcul sur l’ensemble des points de départ recensés par le bureau de Saint-Jacques-de-Compostelle nécessitant un temps d’analyse trop important. De cette liste, ressortent les 20 points de départ qui suivent. D’autres points de départ peuvent donc se glisser dans la seconde moitié de la liste. Je vous invite également à consulter les analyses très pertinentes de Pierre Baillet sur son blog. Selon les calculs de Pierre, 4059 personnes sont parties de Lugo, 3003 de Burgos et 2540 de Triacastela. Ces 23 premières destinations représentent 280576 personnes, soit 85,71% du total.

  1. Sarria (114,2 km) : 88509 personnes (27,04%)
  2. Saint-Jean-Pied-de-Port + Roncevaux + Pampelune (de 811,9 km à 743,2 km) : 42321 (12,93%)
  3. Saint-Jean-Pied-de-Port + Roncevaux (de 811,9 à 784,29 km) : 38840 (11,74%)
  4. Porto (240 à 280 km) : 32987 (10,08%)
  5. Saint-Jean-Pied-de-Port (811,9 km) : 32899 (10,05%)
  6. Tui + Valença do Minho (117 km) : 30034 (9,18%)
  7. Ferrol + La Corogne (119 km à 75 km) : 13605 (4,16%)
  8. León (302,2 km) : 10916 (3,34%)
  9. O Cebreiro (137,3 km) : 9189 (2,81%)
  10. Oviedo (317,8 km) : 9007 (2,75%)
  11. Ponferrada tous chemins (de 216,4 km à 253,9 km) : 7551 (2,31%)
  12. San Sebastian + Hendaye + Irun (de 812 km à 841 km) : 6567 (2,01%)
  13. Astorga (273,4 km) : 4906 (1,50%)
  14. Lugo ( 83,7km) : 4059 (1,24%)
  15. Ourense (113,7 km) : 3763 (1,15%)
  16. Lisbonne Tous chemins (de 600 à 691 km) : 3045 (0,93%)
  17. Le Puy-en-Velay (1567 km) : 3028 (0,93%)
  18. Burgos (515,5 km) : 3003 (0,92%)
  19. Triacastela (137,3 km) : 2540 (0,78%)
  20. Séville (1003 km) : 2017 (0,62%)
  21. Bilbao (683,1 km) : 1189 (0,36%)
  22. Santander (571,3 km) : 1179 (0,36%)
  23. Gijon (347,1 km) : 1094 (0,33%)
Tampon pour credencial au bureau des pèlerins de Saint-Jean-Pied-de-Port
Tampon pour credencial au bureau des pèlerins de Saint-Jean-Pied-de-Port © Fabienne Bodan

La méthode employée pour l’analyse de ces points de départ des pèlerins pour Compostelle

Nota : Il m’a paru opportun, au regard de certaines conclusions tirées ailleurs, d’additionner le nombre de pèlerins ayant opté pour des points de départ très proches géographiquement. Ainsi, sur gronze.com, lit-on par exemple que Porto a dépassé pour la première fois Saint-Jean-Pied-de-Port en 2018. Cela est vrai en données absolues, avec 32987 pour Porto et 32899 pour Saint-Jean-Pied-de-Port. Mais, on ne peut dissocier les départs de Roncevaux de ceux de sa voisine française. Les deux étapes sont distantes de seulement 27 km, et 5541 ont entamé leur chemin à Roncevaux en 2018. Le cumul Saint-Jean-Pied-de-Port + Roncevaux totalise 38840, et arrive en seconde position. De même, j’ai cumulé Tui (Espagne) et Valença do Minho (Portugal), seulement distants de 1 km, Ferrol et La Corogne, les deux points de départ du Camino inglés, et San Sebastian + Hendaye + Irun, points de départ du Camino del Norte.

Répartition des pèlerins de Compostelle selon les points de départ (2018)
Répartition des pèlerins selon les points de départ des pèlerins pour Compostelle (2018). Source : bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Classement sans additionner les villes voisines

Dans la liste suivante, je n’ai pas additionné les villes voisines, à l’exception de Tui (Espagne) et Valença do Minho (Portugal) qui ne sont séparées que par un pont transfrontalier. Derrière chaque ville, le pourcentage de personnes l’ayant choisie comme point de départ vers Compostelle.

  1. Sarria (27,04%) – 114,2 km
  2. Saint-Jean-Pied-de-Port (SJPP) (10,05%) – 811,9 km
  3. Tui + Valença do Minho (9,18%) – 117 km
  4. Porto par l’intérieur (8,20%) – 240 km
  5. Ferrol (4,07%) – 119 km
  6. León (3,34%) – 302,2 km
  7. O Cebreiro (2,81%) – 137,3 km
  8. Oviedo (2,75%) – 317,8 km
  9. Ponferrada par le camino francés (2,20%) – 216,4 km
  10. Porto par la côte (1,88%) – 280 km
  11. Roncevaux (1,69%) – 784,29 km
  12. Irun (1,65%) – 836,5 km
  13. Astorga (1,50%) – 273,4 km
  14. Lugo (1,24%) – 83,7km
  15. Ourense (1,15%) – 113,7 km
  16. Pampelune (1,06%) – 743,2 km
  17. Le Puy-en-Velay (0,93%) – 1567 km 
  18. Burgos (0,92%) – 515,5 km
  19. Triacastela (0,78%) – 137,3 km
  20. Lisbonne par l’intérieur (0,77%) – 600 km
  21. Séville (0,62%) – 1003 km
  22. Bilbao (0,36%) – 683,1 km
  23. Santander (0,36%) – 571,3 km
  24. Gijon (0,33%) – 347,1 km
  25. San Sebastian (0,28%) – 812 km
  26. Lisbonne par la côte (0,16%) – 691 km
  27. Ponferrada par le camino del invierno (0,10%) – 253,9 km
  28. La Corogne (0,08%) – 75 km
  29. Hendaye (0,08%) – 841 km
Les 29 premiers points de départ vers Compostelle (2018)
Les 29 premiers points de départ des pèlerins vers Compostelle (2018). Source : statistiques du bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Classement des 29 premiers points de départ selon la distance parcourue

  1. Le Puy-en-Velay : 1567 km – 16e position parmi les points de départ (0,93% des pèlerins)
  2. Séville : 1003 km – 18e position (0,62%)
  3. Hendaye : 841 km – 26e position (0,08%)
  4. Irun : 836,5 km – 12e position (1,65%)
  5. San Sebastian : 812 km – 22e position (0,28%)
  6. Saint-Jean-Pied-de-Port : 811,9 km – 2e position (10,05%)
  7. Roncevaux : 784,29 km – 11e position (1,69%)
  8. Pampelune : 743,2 km – 15e position (1,06%)
  9. Lisbonne par la côte : 691 km – 23e position (0,16%)
  10. Bilbao : 683,1 km – 19e position (0,36%)
  11. Lisbonne par l’intérieur : 600 km – 17e position (0,77%)
  12. Santander : 571,3 km – 20e position (0,36%)
  13. Burgos : 515,5 km – 18e position (0,92%)
  14. Gijon : 347,1 km – 21e position (0,33%)
  15. Oviedo : 317,8 km – 8e position (2,75%)
  16. León : 302,2 km – 6e position (3,34%)
  17. Porto par la côte : 280 km – 10e position (1,88%)
  18. Astorga : 273,4 km – 13e position (1,50%)
  19. Ponferrada par le camino del invierno : 253,9 km – 24e position (0,10%)
  20. Porto par l’intérieur : 240 km – 4e position (8,20%)
  21. Ponferrada par le camino francés : 216,4 km – 9e position (2,20%)
  22. O Cebreiro : 137,3 km – 7e position (2,81%)
  23. Triacastela : 137,3 km – 19e position (0,78%)
  24. Ferrol : 119 km – 5e position (4,07%)
  25. Tui + Valença do Minho : 117 km – 3e position (9,18%)
  26. Sarria : 114,2 km – 1ere position (27,04%)
  27. Ourense : 113,7 km – 14e position (1,15%)
  28. Lugo : 83,7km – 15e position (1,24%)
  29. La Corogne : 75 km – 25e position (0,08%)
Les 29 principaux points de départ vers Compostelle selon la distance parcourue (2018)
Les 29 principaux points de départ des pèlerins vers Compostelle selon la distance parcourue (2018). Source : statistiques du bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Sources pour le calcul des distances : ACIR – http://pelerinsdecompostelle.com– Guide des chemins de pèlerinage du monde, Fabienne Bodan –http://www.caminodeinvierno.com/

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